Disparition du graffeur Kiston : le monde du street art en deuil à Angoulême

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/07/2015 à 15H08
Kiston, en février 2014

Kiston, en février 2014

© Capture d'image France3/Culturebox

Kiston, de son vrai nom François Rousseau, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’âge de 47 ans. Figure incontournable du graff à Angoulême, il avait redonné un peu de vie aux murs de la ville avec son association K10.

A Angoulême, les graffeurs sont désormais orphelins. Le décès brutal de Kiston a provoqué une vive émotion dans le monde du graph et de la culture en général. Très apprécié artistiquement et humainement, les messages pour lui rendre hommage affluent sur les réseaux sociaux. Une collecte a même été organisée sur internet pour recueillir des fonds pour sa famille.  

Reportage : B. Pillet / Ph. Ritaine 

Kiston avait créé son association K10, il y a une quinzaine d’années. Ce collectif de graffeurs est à l’origine de nombreuses œuvres sur les murs d’Angoulême. Appréciées ou pas. Il y a un peu plus d’un an, le collectif avait réalisé une fresque sur des maisons murées. A l’époque, les Bâtiments de France lui avaient reproché ses couleurs trop criardes. Kiston, lui, ne voulait faire que de l’art. Plus récemment, au mois de mai, Kiston et ses amis graffeurs avaient réalisé une fresque géante d’Akhénato, le chanteur d’IAM, lors de sa venue au festival « Musiques Métisses ». Kiston était également régulièrement sollicité par les associations, les centres sociaux, les collectivités ou encore les collèges où il animait des ateliers.    
 
Selon nos confrères de « La Charente Libre », Kiston annonçait sur les réseaux sociaux qu’il allait « arrêter », avec ces phrases «Vive le graff, vive K10, vive tout ce que l’on fait. Et fuck le business, la tune et la reconnaissance. Vive les vrais ! Et merci à tous ceux qui ont kiffé mon taf… »