Strasbourg veut son "conservatoire mondial du slow"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/12/2014 à 19H51
Un couple de lituaniens danse un slow lors d'un carnaval à Vilnus

Un couple de lituaniens danse un slow lors d'un carnaval à Vilnus

© PETRAS MALUKAS / AFP

La capitale alsacienne autoproclamée "capitale des coeurs" veut créer un "conservatoire mondial du slow" pour répertorier les incontournables gestes et pas de cette danse de couple qui se perd, a-t-on appris mercredi auprès de l'Office du tourisme.

Ce "conservatoire mondial du slow" - une plate-forme virtuelle - sera créé dans le cadre de la prochaine édition de l'opération "Strasbourg, mon amour", organisée à la Saint-Valentin 2015.

Un site internet qui entend répertorier "tous les gestes du slow" ouvrira en janvier, a indiqué à la presse Patrice Geny, directeur de l'Office du tourisme de la capitale alsacienne.
Best of de slows des années 80
"On s'est rendu compte que le slow est en train de mourir. Le slow est l'une des rares danse de couple encore exercée. On s'est dit qu'il fallait apprendre les gestes" techniques, a indiqué M. Geny. Car "on ne danse pas le slow n'importe comment", a-t-il souligné.

L'Office du tourisme, associé au projet à une agence de communication, souhaite faire travailler des chercheurs pour contribuer au "travaux" de ce conservatoire, a-t-on indiqué sans plus de détails.

Slow Party
Comme lors des deux précédentes éditions, le soir de la Saint-Valentin le 14 février, la ville organisera une "slow party" pour inviter les couples à danser dans une galerie commerciale du centre-ville. Pour cette 3e édition l'opération sera étendue aux commerces, bars et restaurants de la métropole alsacienne.

"L'idée c'est que toute la ville tangue et se serre dans les bras", a indiqué Michel Bedez de l'Agence Passe-Muraille, engagée dans l'opération. L'année dernière la "slow party" avait passé en revue "40 ans de slows mythiques en 4 heures".

La 3e édition de "Strasbourg, mon amour", se tient du 6 au 15 février prochain. Quelque 20.000 visiteurs et un million d'euros de retombées économiques sont attendus.