"Selfies" contre "cadenas d'amour" sur les ponts parisiens

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/08/2014 à 15H03
Une photo plutôt qu'un cadenas pour proclamer son amour.

Une photo plutôt qu'un cadenas pour proclamer son amour.

© Daniel Kalker / AFP

La mairie de Paris a lancé lundi une campagne de communication incitant les couples d'amoureux à remplacer les cadenas fixés sur les ponts parisiens par des "selfies" à publier sur internet.

"Nos ponts ne résisteront pas à votre amour, libérez-les en déclarant votre amour avec Lovewithoutlocks.com" (l'amour sans cadenas) proclame le site mis en place par la mairie.

L'idée est "de proposer aux couples l'alternative des 'selfies' aux cadenas, en expliquant que ces derniers pèsent beaucoup trop lourds pour les ponts parisiens", résume la mairie de Paris. Les couples d'amoureux pourront "immortaliser leur amour en ligne plutôt que sur les ponts de Paris". 
   
Des autocollants sont apposés sur les ponts dès ce lundi pour suggérer aux amoureux de réaliser des "selfies" - ces autoportraits photographiques réalisés par téléphone portable -, et de les publier sur le site internet dédié ou sur Twitter avec le hashtag #lovewithoutlocks.
   
Première étape d'un plan d'action

"C'est un premier élément d'un plan d'action plus global", explique la mairie de Paris. "C'est une première initiative de communication pour expliquer que les cadenas ne sont pas bons pour le patrimoine parisien et en plus ce n'est pas l'idéal pour symboliser l'amour".
   
"On n'est pas sur une logique de verbalisation" précise-t-elle. "Ce qui va simplifier les choses, c'est les réflexions de fond qu'on a avec les Bâtiments de France pour remplacer les grilles par des installations qui ne permettent pas d'installer des cadenas".  
   
Les "cadenas d'amour", que des couples d'amoureux viennent fixer le long du parapet d'un pont pour sceller leur union avant de jeter la clé dans le fleuve, ont fait leur apparition à Paris en 2008.
   
Un pan de grillage du célèbre Pont des Arts s'était effondré en juin sous le poids de milliers de "cadenas d'amour", entraînant l'évacuation de cette passerelle pour piétons qui enjambe la Seine, reliant l'Institut et le Louvre.