USA: la statue en silicone d'un homme en slip provoque l'émoi

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/02/2014 à 09H01
"Le Somnambule" ("Sleepwalker"), une reproduction en silicone de Tony Matelli © DARREN MCCOLLESTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La statue hyper-réaliste d'un homme en slip aux abords d'une université américaine près de Boston a choqué des centaines d'étudiantes qui ont réclamé le retrait de cette sculpture, "source de stress inutile". "Le Somnambule" ("Sleepwalker") est une reproduction de silicone du corps d'un homme signée par l'artiste Tony Matelli.

Cette reproduction de silicone a été installée mardi sur le bord d'une route menant à Wellesley College, une université réservée aux femmes à une demi-heure de Boston dans le Massachusetts. L'installation a été disposée dans le cadre d'une exposition hébergée par le Davis Museum, musée de l'établissement.

"Quelques heures après son installation, le Somnambule est devenu une source d'appréhension et de peur et a déclenché chez certaines personnes, un sentiment d'agression sexuelle", explique une étudiante à l'origine de la pétition qui réclame le retrait de l'installation. La pétition, publiée en ligne sur le site Change.org, avait recueilli 559 signatures jeudi. "Si elle peut apparaître comme comique ou comme une provocation, cette sculpture est devenue une source de stress inutile pour un certains nombres d'étudiantes qui, pour la majorité, vivent et étudient sur place", indique le texte.

"L'art ouvre le dialogue", explique la directrice du La directrice du Davis museum

La directrice du Davis museum a expliqué que l'oeuvre avait volontairement été placée dehors pour relier l'exposition au monde extérieur. "J'aime l'idée d'un art qui s'échappe des murs du musée et brouille les lignes entre ce que nous attendons à être à l'intérieur (art) et ce que nous attendons être à l'extérieur (la vie)", écrit Lisa Fischman. 

"Depuis les fenêtres du cinquième étage, j'ai regardé pendant plusieurs heures et par intermittence les étudiantes s'arrêter et interagir avec la statue de manière ludique, en prenant des portraits d'elles avec leur téléphone". "L'art ouvre le dialogue", poursuit-elle, "et les échanges constituent le coeur même de l'éducation".