Un bronze unique de Rodin donné à un musée de Lausanne

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/08/2015 à 18H43
"L'homme au serpent" de Rodin, tirage unique, a rejoin les collections du Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

"L'homme au serpent" de Rodin, tirage unique, a rejoin les collections du Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

© Musée des Beaux-Arts de Lausanne / AFP

Grâce à un don anonyme, le Musée des Beaux-Arts de Lausanne vient de s'enrichir d'une sculpture exceptionnelle d'Auguste Rodin, "L'Homme au serpent", jamais vue depuis un siècle.

"'L'Homme au serpent' (1887) a été offert au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne par un généreux donateur désirant conserver l'anonymat", a indiqué  l'établissement dans un communiqué.
 
Ce bronze, dont il n'existe qu'un seul tirage, n'était plus apparu publiquement depuis sa vente aux enchères en 1914, après le décès de son premier propriétaire, Antoni Roux.
              
Issu des recherches de Rodin pour la Porte de l'Enfer, "L'Homme au serpent"  n'était connu que par son plâtre conservé aux Etats-Unis. Il rejoint aujourd'hui le patrimoine public, et vient enrichir le musée des Beaux-Arts de Lausanne qui conserve déjà trois oeuvres du grand sculpteur français : "Le Penseur", "Le Baiser", et le "Buste de Victor Hugo".

"L'Homme au serpent" exposé à Paris dans un an

"L'Homme au serpent" pourra être admiré en avant-première à Paris, au Musée Rodin, dans le cadre de l'exposition que l'institution consacrera à la Porte de l'Enfer du 17 octobre 2016 au 22 janvier 2017. A Lausanne, il faudra attendre l'ouverture du nouveau musée en 2019 pour le voir, rapporte Le Temps.
 
Le plâtre de "L'Homme au serpent", réalisé vers 1882-1883, avait été repéré dans l'atelier du sculpteur en 1885 par Antoni Roux, un collectionneur originaire de Marseille puis installé à Paris.
 
Une lettre du 28 janvier 1887 d'Antoni Roux précise les conditions de la commande du bronze : "Vous m'avez demandé deux mille francs pour l'homme au serpent, poussé et coulé en bronze. J'accepte aux conditions approuvées de part et d'autre. C'est-à-dire que je resterai seul possesseur de ce groupe, l'homme luttant contre le serpent. Vous vous réservez le droit d'utiliser la figure de l'homme mais avec des modifications dans la pose et sans le serpent."
              
Rodin avait accepté, raison pour laquelle le bronze n'existe aujourd'hui qu'en un unique exemplaire et constitue dès lors une oeuvre exceptionnelle, selon les experts.