"Troie : une ville, un mythe", l’antiquité comme espace de création

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/03/2016 à 15H50
Exposition "Troie : une ville, un mythe " de Dominique Pichou

Exposition "Troie : une ville, un mythe " de Dominique Pichou

© France3/Culturebox

Dominique Pichou nous propose un voyage dans l’espace et l'Histoire avec l’exposition "Troie : une ville, un mythe" à la Minoterie de Nay, jusqu’au 24 avril 2016. Cet architecte scénographe-plasticien utilise le célèbre mythe de Troie pour créer une nouvelle série de maquettes, constructions et dessins.

Avec l’exposition "Troie : une ville, un mythe" à la Minoterie de Nay, Dominique Pichou nous invite à parcourir le monde antique au travers de ses créations. Libre de ne pas se plier à la vérité historique, il laisse aller son imagination pour réinventer les architectures des palais, des murailles et des monuments de cette époque.

Reportage : E. Poussard / E. Gonzalez / M. Galle 

Si Dominique Pichou est un grand habitué des décors de théâtre et d’opéra notamment pour la pièce "Si j’étais roi", dirigée par Pierre-Michel Durand, "Orphée aux enfers" de Didier Benetti ou encore "Trois valses" de Jean-Pierre Haeck, il se consacre à présent à la ville de Troie. Reconstitution surréaliste de l’épisode mythique, Dominique Pichou expose sa vision démesurée où les distances n’existent plus : "Pour déployer mon imaginaire, j’ai tout de même besoin d’avoir un texte. C’est une chose que j’ai gardé du théâtre. Il me faut un fil conducteur", confie l'homme. Cette exposition est une manière de passer des coulisses au devant de la scène.

Rendre le rêve palpable 

Autour de tous ces mécanismes, décors et miroirs, le visiteur plonge dans ce monde imaginaire que l'artiste a créé de toutes pièces. Sans prétendre être historien, Dominique Pichou s’approprie les matériaux et façonne le mythe à sa façon : "Au théâtre on peut montrer ce qu’on veut. Vous allez avoir un petit mur de palais et vous allez tout de suite imaginer l’immensité de cette bâtisse car vous voyez un homme avec une couronne juste devant qui s'avère être un roi. C’est l’idée de montrer peu et faire beaucoup rêver", explique le scénographe.