Louvre : la Victoire de Samothrace retrouve sa place après 10 mois d'absence

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 08/07/2014 à 17H43
La Victoire de Samothrace au musée du Louvre en 2009.

La Victoire de Samothrace au musée du Louvre en 2009.

© Loïc Venance/AFP

Restaurée pendant dix mois, la statue grecque retrouvera sa place en haut des marches du musée du Louvre dès le 12 juillet.

La Victoire de Samothrace, l'une des oeuvres phares du musée du Louvre, peut enfin retourner à sa place, en haut de l'escalier Daru. La statue grecque, vieille de 2 300 ans, était restaurée depuis dix mois dans une salle voisine, la salle dite des Sept cheminées. "L'oeuvre n'était pas en danger, ni dans sa structure ni en surface, mais elle était considérablement encrassée par la poussière brassée sur l'escalier qui est le plus emprunté au monde pour un musée, avec sept millions de visiteurs tous les ans", a expliqué Ludovic Laugier, un des commissaires de la restauration.

6 700 donateurs particuliers

D'un budget de 4 millions d'euros, la restauration avait été financée par trois mécènes (à hauteur de 3 millions d'euros) mais aussi par des particuliers. L'opération "Tous mécènes", organisée à la fin de l'année dernière, avait permis de récolter un million d'euros auprès de 6 700 donateurs. 
Louvre : la Victoire de Samothrace retrouve sa place après 10 mois d'absence La Victoire de Samothrace a été découverte en 1863 en plusieurs morceaux sur l’île grecque de Samothrace. Elle représente Niké, la déesse messagère de la victoire. Remontée entre 1880 et 1884 sur le palier de l'escalier conçu sous Napoléon III, elle pose le pied sur une base en forme de proue de navire posée sur un socle. La restauration de la Victoire devait permettre de retrouver le contraste entre le marbre blanc de la statue et le marbre gris du navire. Louvre : la Victoire de Samothrace retrouve sa place après 10 mois d'absence
De nouvelles découvertes sur la statue

La restauration, dirigée par Daniel Ibled, a permis de réaliser quelques découvertes sur l'histoire de la statue. Une bande de couleur bleue, invisible à l'oeil nu, a par exemple été mise au jour au bas du manteau de la déesse grâce à de nouvelles méthodes d'analyse. "Nous avons aussi retiré une collerette en plâtre, qui cachait une mèche de cheveux de la Victoire pour restituer son cou tel qu'il était au XIXe siècle", relève Ludovic Laugier.

L'escalier Daru, qui porte la déesse, est lui aussi en rénovation, même s'il n'est pas fermé au public. Les travaux ne s'achèveront qu'en mars 2015.