Les traits de Jacques Chirac sous un masque de démon japonais ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/03/2015 à 16H25
L'étrange ressemblance d'un masque japonais du 18e siècle avec la marionnette de l'ancien président français

L'étrange ressemblance d'un masque japonais du 18e siècle avec la marionnette de l'ancien président français

© France 3 Culturebox

On sait Jacques Chirac fasciné par le Japon et sa culture. Il devrait donc être amusé voire flatté par cette découverte qui a enflammé les réseaux sociaux. Celle d’un masque de théâtre nô datant du XVIIIe siècle évoquant de façon troublante les traits de l'ancien président. Cette pièce est exposée au musée Georges Labit de Toulouse qui connaît depuis quelques jour un surcroît de fréquentation.

Pourquoi et comment la photo de ce masque d’à peine 20 cm qui sommeillait depuis des années dans les réserves du musée Georges Labit de Toulouse est–elle sortie soudainement sur les réseaux le 5 mars dernier ? C’est la question qu’on peut se poser face à l’emballement médiatique autour de cette découverte qui n’en est pas vraiment une. Le masque avait  déjà été exposé une fois, sans susciter un tel engouement. C'est d'ailleurs à cette occasion-là que la photo qui circule sur les réseaux sociaux a été prise" explique Francis Saint-Genez, le conservateur du musée.

Les employés du musée Georges Labit avaient depuis longtemps remarqué la ressemblance de ce masque avec Jacques Chirac ou plus précisément avec la marionnette de l’ancien président créée par Les Guignols sur Canal + (seul Le Figaro trouve que le masque ressemble davantage au Black Jack du "Bébête Show", l'émission créée par Stéphane Collaro sur TF1 dans les années 80). 

Reportage : K. Pellat / T. Villéger / C. Norek
Le masque en question était jusqu’à présent stocké dans les réserves de ce musée qui possède l’une des plus belles collections française d’art oriental (Japon, Chine Asie du Sud-Est, Inde, Tibet, Népal). C’est Georges Labit lui-même qui l’avait rapporté d’un des ces nombreux voyages. Ce Toulousain a ouvert en 1893 un musée dans sa ville natale pour exposer les objets collectés au cours de ses pérégrinations (à lire sur La Dépêche.fr, le singulier parcours de cet homme).
 
C’est ainsi qu’il a ramené du Japon ce masque de théâtre nô en bois, recouvert d'une couche de plâtre et teint, datant de la fin du XVIIIe siècle. Parmi les nombreux types de masques (il y en a plus de 130) que compte le théâtre nô, celui du musée Labit est baptisé Ôbeshimi. " Il s'agit d'un type de démon parmi les plus maléfiques, qui se targuent de pouvoir menacer le genre humain " a confié le conservateur du patrimoine à Francetv Info.
 
L’an dernier à la même époque, le musée Labit enregistrait 48 entrées. Le dimanche 8 mars, trois jours après la publication de la photo sur les réseaux sociaux, il y en a eu 120. De quoi décider le musée à exposer définitivement le fameux masque en vitrine.

Musée Georges Labit à Toulouse
Du mardi au dimanche de 10h à 17h
D'octobre à mai : de 10h à 17h
De juin à septembre: de 10h à 18h
Fermé le lundi et jours fériés

Tarifs : de 2 à 4 euros