L'énergie de création de la Coréenne Lee Bul épate Saint-Étienne

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/05/2015 à 18H38
Une oeuvre graphique de Lee Bul exposée au musée d'Art moderne de Saint-Etienne 

Une oeuvre graphique de Lee Bul exposée au musée d'Art moderne de Saint-Etienne 

© Lee Bul - Capture d'écran Culturebox

Lee Bul est l’une des figures majeures de la scène artistique contemporaine coréenne. Ses œuvres sont exposées au musée d’Art moderne de Saint-Étienne jusqu’au 17 mai.

C’est la quatrième exposition de Lee Bul en France. La dernière fois, c’était à la Fondation Cartier à Paris en 2007. Depuis, son travail s’est enrichi de nouvelles œuvres présentées au musée d’Art moderne de Saint-Etienne.


Reportage : V.Diguat/J.Plan 


Des installations monumentales

Lee Bul se caractérise par ses installations monumentales conçues à partir de miroirs et d’aluminium. Des sculptures dans lesquelles les visiteurs peuvent pénétrer. Une découverte ludique du travail prolifique et protéiforme de l’artiste dans la salle centrale du musée.

« C’est un travail qui est très sensoriel, très direct, sur la matière et sur la perception, explique Patricia Creveaux du musée d’Art moderne de Saint-Etienne. On n’a pas à avoir des clefs, à connaître l’architecture ou les artistes auxquels Lee Bull fait référence. » Non loin de ces sculptures gigantesques, dans une autre salle, le public est invité à découvrir les oeuvres graphiques de Lee Bul réalisées au cours de ces 20 dernières années. Il y a également des maquettes ou encore des sculptures suspendues.

Le parcours de Lee Bul


Lee Bul est née en 1964 en Corée du Sud. Elle a tout d’abord appris la sculpture à Séoul à l’université Hongik. Dans le même temps, elle a réalisé des performances en portant des costumes-objets puis elle s’est tournée vers l’installation. Elle revendique l’héritage de Bruno Taut, un architecte allemand qui jouait avec la transparence, les constructions en verre. Cependant, Lee Bul travaille différemment. « Ce qu’il y a de particulier, c’est qu’elle invente, en réponse à ses idées, explique Patricia Creveaux. Ce n’est pas une artiste qui travaille un matériau ou une forme en particulier. Mais, à chaque fois, la forme, le matériau va répondre à l’idée, à l’esthétique qu’elle a envie de véhiculer. Elle n‘a pas un style en particulier. Elle explore plein de voies. C’est ce qui la maintient dans cette énergie de création. »
  
L’expo Lee Bul est à voir jusqu’au 17 mai 2015. Le musée présente également le travail de deux jeunes designers coréens, Hye-Yeon Park et Seung Yong Song.