L'araignée géante de Matthew Burton saccagée sur l'Ile de Ré

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/07/2015 à 14H03
L'araignée de Matthew Burton détruite à Sainte-Marie-en-Ré 

L'araignée de Matthew Burton détruite à Sainte-Marie-en-Ré 

© France 3 / Culturebox

Edifiée en avril dernier dans le village de Sainte-Marie-de-Ré, l’œuvre d’art du plasticien Matthew Burton a été détruite dans la nuit du 30 juin 2015. L’araignée géante de quatre mètres de haut avait suscité dès son installation des commentaires peu élogieux qui dénonçaient sa laideur. Aujourd’hui la municipalité se dit consternée par ce genre de vandalisme.

Dans la série des œuvres d’art saccagées, la dernière trouvaille arrive tout droit de Sainte-Marie-en-Ré. Il s’agit cette fois d’une œuvre de land art, une sculpture géante en forme d’araignée qui provoquait, semble-t-il, un grand choc chez certains concitoyens, arachnophobes, à n’en pas douter.

Reportage : JY Loes / M/ Millet / J. Deba
L'araignée géante de Matthew Burton saccagée sur l'Ile de Ré L'araignée géante de Matthew Burton saccagée sur l'Ile de Ré


La municipalité en colère porte plainte

Invité par la communauté de communes de l’île de Ré, le plasticien Matthew Burton avait créé en avril dernier une opilione en bois flotté. Organisée dans le cadre du mois de l’environnement, l’exposition en plein air accueillait cinq artistes de land art qui utilisent des éléments naturels dans leur démarche artistique.
L'araignée de Matthew Burton avant destruction

L'araignée de Matthew Burton avant destruction

© France 3 / Culturebox / capture d'écran

Le but était simplement de voir la nature avec un autre regard, mais dans le paysage rétais, l’araignée de Matthew Burton ne satisfaisait pas tout le monde. La mairie avait même reçu certains mails mécontents qui dénonçaient la laideur de cette oeuvre la traitant "d'affreuse". Gisèle Vergnon, la Maire de Sainte-Marie-de-Ré dit être" affligée de cet acte gratuit. "La communauté de communes de l'Île de Ré a déposé plainte pour vandalisme à la gendarmerie.

Si la municipalité de Sainte-Marie-en-Ré déplore cet acte de vandalisme, « Elle faisait partie du paysage de l’ïle de Ré », dit encore la maire, l’artiste britannique est pour sa part beaucoup plus philosophe. Il s’étonne même que son œuvre ait résisté plus de trois mois.