Décès du peintre et sculpteur israélien Menashe Kadishman

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 09/05/2015 à 14H26
Menashe Kadi et le stand israélien de la Biennale de Venise de 1978 transformé en bergerie 

Menashe Kadi et le stand israélien de la Biennale de Venise de 1978 transformé en bergerie 

© Menashe Kadishman

Le peintre et sculpteur israélien Menashe Kadishman, célèbre pour ses représentations hautes en couleurs de son animal favori, le mouton, est mort à l'âge de 82 ans, a annoncé samedi la radio publique israélienne. Les médias locaux ont indiqué qu'il était décédé à l'hôpital Tel Hashomer près de Tel-Aviv.

Né en 1932 à Tel-Aviv, alors sous mandat britannique, Menashe Kadishman a étudié l'art en Israël avant de poursuivre son cursus dans les écoles d'art londoniennes Saint Martin et Slade. C'est dans la capitale britannique où il s'installe durant 12 années qu'il se marie et a plusieurs enfants avant de revenir en Israël en 1972.
La contribution de Menashe Kadishman au Musée juif de Berlin : installation intitulée "Shalekhet" (Fallen Leaves). Plus de 10.000 visages bouches ouvertes découpées dans desplaques de fer circulaires recouvrent le sol.

La contribution de Menashe Kadishman au Musée juif de Berlin : installation intitulée "Shalekhet" (Fallen Leaves). Plus de 10.000 visages bouches ouvertes découpées dans desplaques de fer circulaires recouvrent le sol.

© Picture alliance / Daniel Kalker/Newscom/MaxPPP
Son ami Micha Ullman, lui aussi sculpteur, l'a décrit sur la radio israélienne comme "le sage du village des artistes israéliens à Londres". "Après avoir connu la célébrité aux Etats-Unis, la reconnaissance des musées, il a malgré tout décidé de rentrer en Israël", pour retrouver "les moutons, les arbres, les ânes, le pays", a-t-il dit. Car le mouton, celui qu'il gardait jeune homme lorsqu'il était berger dans un kibboutz-ces villages collectivistes fondés par les premiers Israéliens- est un élément central de son oeuvre : de celui sacrifié par Abraham dans la Bible, à ceux amenés à l'abattoir, en écho à la tragédie de l'Holocauste.

"Les moutons sont une partie de moi", disait à la presse celui qui avait transformé le stand israélien de la Biennale de Venise de 1978 en bergerie. 11 ans plus tôt, il avait reçu le prix de sculpture à la Biennale de Paris.