Art contemporain : une robe tissée à l'ancienne avec... des bandes VHS !

Par @Culturebox
Publié le 13/08/2017 à 11H34
Les bandes magnétiques destinées au tissage

Les bandes magnétiques destinées au tissage

© France 3

A quelques semaine de la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, une jeune artiste de la région, Nawelle Aïnèche, tisse ce qui sera une robe de danse. Elle utilise pour cela un métier à tisser traditionnel mais le matériau qu'elle utilise l'est beaucoup moins : de la bande magnétique issue des cassettes VHS. L'artiste entend donner de la poésie à un matériau qui en est en principe complètement dénué.

"Là, ce que je suis en train de tisser, c'est Les 101 dalmatiens"... L'acte de création de Nawelle Aïnèche entre dans une démarche entreprise depuis longtemps par la jeune artiste lyonnaise de 27 ans. Cette costumière a déjà créé des vêtements à partir de matérieux inattendus, comme le carton par exemple, ou le plastique. Cette fois, sa matière est, pourrait-on dire, toute prête : il s'agit de la bande magnétique des cassettes VHS, des kilomètres de ruban noir brillant. 

Reportage : M. Zammit / S. Adam / C. Martin
Et pourtant Nawelle Aïnèche ne considère pas ce support comme un matériau inerte : sur ces bandes, il y a des histoires, des films, des rêves. Pour la jeune artiste, la robe sera tissée de poésie et porteuse d'histoires cachées dans les reflets noirs de cette étoffe d'un nouveau genre. Comme toujours, cette 14e biennale lyonnaise devrait cette année réserver bien des surprises. Ouverture des portes le 20 septembre autour du thème "Mondes flottants".