Diaporama 10 photos
Par Valérie Oddos @Culturebox

William Klein, photo brésilienne, Martine Franck: la rentrée de la MEP

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/10/2011 à 13H58
  • William Klein, Rome, Cinecittà, 1956
    01 /10
    William Klein, Rome, Cinecittà, 1956
    William Klein a révolutionné la photo dans les années 1950 avec ses vues de New York au grand angle, en gros plan, sans souci du bougé. En 1956, il remet ça à Rome. Ses familles entassées sur une vespa ou son gardien des accessoires à Cinecittà sont drôles. Son regard sur les Romains est un peu cliché. Le plus beau, ce sont les personnages flous, fantomatiques, qui s’effacent devant les monuments.
    © William Klein
  • William Klein, Vittorio de Sica, Roberto Rossellini et Federico Fellini, 1958
    02 /10
    William Klein, Vittorio de Sica, Roberto Rossellini et Federico Fellini, 1958
    William Klein, Vittorio de Sica, Roberto Rossellini et Federico Fellini, 1958 © William Klein
  • William Klein, Sainte famille à moto, Rome, 1956
    03 /10
    William Klein, Sainte famille à moto, Rome, 1956
    William Klein, Sainte famille à moto, Rome, 1956 © William Klein
  • Rogeiro Reis, Personne n'appartient à personne, Plage de l'Arpoador, Rio, 2010
    04 /10
    Rogeiro Reis, Personne n'appartient à personne, Plage de l'Arpoador, Rio, 2010
    Rogério Reis voulait photographier les plages de Rio avec ses baigneurs et les couples qui s’embrassent. Pour contourner le problème du droit à l’image, il a collé sur les visages de ses sujets des pastilles de toutes les couleurs et de toutes les formes. Elles forment parfois de joyeuses guirlandes colorées.
    © Rogerio Reis / Agence Tyba
  • Fernanda Magalhaes, Gorda, La représentation de la grosse femme nue dans la photographie, 1995
    05 /10
    Fernanda Magalhaes, Gorda, La représentation de la grosse femme nue dans la photographie, 1995
    Fernanda Magalhães remet en question le culte du corps parfait avec des collages de photos de corps de « grosses », dont des autoportraits, et des extraits de magazines brésiliens parlant des « grosses ».
    © Fernanda Magalhães
  • Edu Simões, Gastronomie pour une dure journée de labeur, 2004
    06 /10
    Edu Simões, Gastronomie pour une dure journée de labeur, 2004
    Eduardo Simões s’est intéressé à la gamelle des ouvriers qui travaillent sur les chantiers de São Paulo. Chacune contient généralement du riz et des haricots, base de l’alimentation. Il s’y ajoute des œufs, signe de pauvreté, ou de la viande, qui manifeste un peu plus d’aisance. Peu de légumes viennent colorer la pitance des ouvriers.
    © Edu Simões
  • Une novice, Rituel d'initiation, Salvador, 1951
    07 /10
    Une novice, Rituel d'initiation, Salvador, 1951
    Dans les années 1950, José Medeiros a photographié l’initiation de trois jeunes filles au candomblé, religion afro-brésilienne. Dans un intérieur en clair-obscur, il traduit l’atmosphère fantastique de ce rituel. Les filles sont rasées, scarifiées. On leur verse sur la tête le sang d’une volaille sacrifiée et on y colle des plumes. Ce reportage fit scandale à l'époque.
    © José Medeiros / Acervo Instituto Moreira Salles
  • José Medeiros, Novices, Rituel d'initiation, Salvador, 1951
    08 /10
    José Medeiros, Novices, Rituel d'initiation, Salvador, 1951
    José Medeiros, Novices, Rituel d'initiation, Salvador, 1951
    © (c) José Medeiros / Acervo Instituto Moreira Salles
  • Martine Franck, Venus d'ailleurs, Yaacov Agam, 2010
    09 /10
    Martine Franck, Venus d'ailleurs, Yaacov Agam, 2010
    Depuis 45 ans, Martine Franck photographie les artistes « venus d’ailleurs » et installés à Paris. Dans leur atelier, derrière une vitre, dans un miroir, juste la main qui dessine. La MEP expose une soixantaine de ces portraits, de Pierre Alechinsky ou Zoran Music à Miquel Barcelo et Anselm Kiefer.
    © Martine Franck / Magnum Photos
  • A gauche, Pjetër Marubi, Jeune femme musulmane, 1884. A droite, Kel Marubi, Paysans de la Zadrina, 1900-1915
    10 /10
    A gauche, Pjetër Marubi, Jeune femme musulmane, 1884. A droite, Kel Marubi, Paysans de la Zadrina, 1900-1915
    Le patrimoine photographique de l’Albanie est méconnu, sur place comme à l’étranger. Loïc Chauvin et Christian Raby, commissaires de l’exposition « L’âge d’or de la photographie albanaise (1858-1945) », ont mené plusieurs années de recherches dans les fonds publics et privés pour exhumer ces trésors.
    © A gauche (c) Pjetër Marubi. A droite (c) Zel Marubi

On ne sait où donner de la tête cet automne à la Maison européenne de la photographie. La MEP propose les oeuvres de quatre Brésiliens, du sompteux noir et blanc classique de José Medeiros à la photo plus contemporaine des photographes du festival FotoRio. Les beaux portraits d’artistes de Martine Franck. Un siècle de photographie albanaise (1858-1945). Et la Rome 1950 de William Klein. C’est un tour complet, de la cave au sommet, qui s’impose.