Visa pour l'image: sur la piste des trafiquants d'ivoire en Afrique

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/09/2016 à 09H06
Michael Oryem, ancien combattant de l’Armée de résistance du Seigneur, portant deux défenses d’éléphant après avoir conduit les autorités jusqu’à leur emplacement en République centrafricaine. Nzara, Soudan du Sud, novembre 2014

Michael Oryem, ancien combattant de l’Armée de résistance du Seigneur, portant deux défenses d’éléphant après avoir conduit les autorités jusqu’à leur emplacement en République centrafricaine. Nzara, Soudan du Sud, novembre 2014

© Brent Stirton / Getty Images / Reportage pour National Geographic

Chaque année, 35 000 éléphants d’Afrique sont tués pour leurs défenses. Un massacre à grande échelle orchestré par les braconniers et depuis quelques années par des groupes rebelles armés qui se financent grâce à l'ivoire. Pendant 2 ans, le photographe Brent Stirton a enquêté sur ces groupes et leur trafic meurtrier très lucratif. Ses clichés sont exposés jusqu’au 11 septembre à Perpignan

Ils sévissent au Soudan du Sud, en République centrafricaine, en Ouganda ou encore en République démocratique du Congo. Des groupes rebelles armés qui financent leurs opérations grâce au trafic d’ivoire.

Face à eux pour tenter de stopper ce massacre, les gardes des parcs nationaux qui les traquent sans relâche, souvent au péril de leur vie. Des hommes que le photojournaliste sud-africain Brent Stirton a suivi dans leur chasse aux braconniers, pour le "National Geographic".

Reportage: JM. Escaffre / F. Jobard / J. Olivier

La Chine en première ligne

75% de l'ivoire provenant illégalement d'Afrique sert à alimenter le marché chinois. Cet "or blanc" utilisé pour fabriquer des sculptures censées témoigner de la richesse de leur propriétaire. Certaines sculptures peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros, et bien plus encore.

Et l'émergence d'une classe moyenne ces dernières années n'arrange pas les choses, les Chinois ont plus de moyens et la demande en ivoire explose. Tout comme les prix, l'ivoire se négocie à plus de 2000 euros le kilo sur place. De quoi motiver un peu plus ces groupes armés dans leur chasse à l'ivoire. Et face à cela, les éléphants d'Afrique ne font pas le poids. A ce rythme-là, dans moins de 20 ans, le continent aura perdu ces éléphants.

Un soldat de l’armée ougandaise en pleine traque des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur. M’Boki, République centrafricaine, novembre 2014  

Un soldat de l’armée ougandaise en pleine traque des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur. M’Boki, République centrafricaine, novembre 2014  

© Brent Stirton / Getty Images / Reportage pour National Geographic