Visa pour l'image raconte la terreur et les larmes en Centrafrique

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/09/2014 à 11H33
Des hommes se réclamant des combattants anti-balaka, opposés aux soldats de la Séléka, posent avec leurs armes.

Des hommes se réclamant des combattants anti-balaka, opposés aux soldats de la Séléka, posent avec leurs armes.

© Michaël Zumstein / Agence VU pour Le Monde

Le conflit en Centrafrique, une guerre civile qui a pris la religion comme prétexte. Musulmans et chrétiens s'affrontent. Les exactions dans les deux camps sont terribles. À partir de septembre 2013, Michaël Zumstein se rend à plusieurs reprises dans ce pays. L'exposition "De terreur et de larmes" est à découvrir au Festival Visa pour l'image jusqu'au 14 septembre 2014.

À partir de septembre 2013, Michaël Zumstein se rend à plusieurs reprises en Centrafrique. Il est témoin des violences contre les civils chrétiens. Puis, lorsque le rapport de force s'inverse et que les anti-balaka, milices chrétiennes d'autodéfense, forcent la population musulmane à l'exode, il photographie un déchaînement de violence sans précédent que rien ne semble pouvoir enrayer.
 
Reportage : D. Berhault / F. Savineau / J-Y. Olivier 

Séléka et Antibalaka, un conflit confessionnel

En mars 2013, la Séléka, mouvement rebelle hétérogène, prend le pouvoir à Bangui et fait tomber le régime corrompu de François Bozizé qui lui-même avait accédé au pouvoir suite à un coup d’état. Mais la Séléka, coalition de groupes très hétérogènes appuyés par des mercenaires étrangers, des brigands et des coupeurs de route, éclate. Elle sera officiellement dissoute à la mi-septembre. En l'absence d'un commandement unifié et fort, les exactions contre les populations civiles se multiplient. En plus de ces exactions, un conflit à teneur confessionnelle se profile. Les membres de la Séléka sont essentiellement de confession musulmane, pratiquants ou non, alors que la population centrafricaine est composée à 80 % de chrétiens. Le conflit cristallise les sentiments d'appartenance religieux et, après les pillages de la Séléka, des groupes d'autodéfense chrétiens, les antibalaka, se sont regroupés pour s’en prendre aux musulmans. 

15 décembre 2013.  Des hommes d’un mouvement à majorité chrétienne, reçoivent une instruction militaire

15 décembre 2013.  Des hommes d’un mouvement à majorité chrétienne, reçoivent une instruction militaire

© Michaël Zumstein / Agence VU pour Le Monde

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