Visa pour l'image : le World Press Photo montre le monde dans tous ses états

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/02/2017 à 14H15, publié le 02/09/2016 à 12H49
Une partie des photos du World press photo 2016 est exposée au festival Visa pour l'image jusqu'au 11 septembre

Une partie des photos du World press photo 2016 est exposée au festival Visa pour l'image jusqu'au 11 septembre

© France 3 / Culturebox

Chaque année, le festival Visa pour l'image de Perpignan reçoit l'exposition du World Press Photo. La compétition prestigieuse pour le photojournalisme récompense les photographes du monde entier dans des catégories aussi différentes que la photo animalière ou le reportage de guerre. Une partie des photos primées est à découvrir jusqu'au 11 septembre au Couvent des Minimes.

Depuis 1955, le World Press Photo récompense le travail de photojournalistes dans le monde entier. Réparti en plusieurs catégories (science, sport, paysage, guerre et société), le concours reconnait chaque année la valeur universelle ou originale d'une image. 

Visite guidée et décryptage de quelques uns des clichés avec Lars Boering, le directeur World Press Photo au festival Visa pour l'Image de Perpignan. 

Reportage : M. Tamon / F. Jobard / J. Olivier

Au coeur de l'info

Cette année encore le concours est marqué par les conflits qui secouent le monde. Plongés au coeur de la guerre en Syrie aux côtés des réfugiés qui fuient leurs villages bombardés, les photoreporter captent ces moments de terreur et sont parfois les seuls correspondants à transmettre des informations au public. A l'image de celle prise par l'Australien Warren Richardson qui a remporté le premier prix 2016 du prestigieux concours de photojournalisme. Une photo d'un homme et d'un bébé sous les fils barbelés de la frontière serbo-hongroise. 
28 août 2015. Frontière serbo-hongroise. Un homme tend un bébé sous les barbelés à un réfugié syrien qui a franchi la frontière  hongroise, près de Röszke.

28 août 2015. Frontière serbo-hongroise. Un homme tend un bébé sous les barbelés à un réfugié syrien qui a franchi la frontière  hongroise, près de Röszke.

© Warren Richardson - World Press Photo of the Year 2015

Ces photos montrent que la guerre et ses ravages ne s'arrêtent jamais. En faire un compte-rendu est un travail incroyable. Les photographes prennent des risques énormes afin de témoigner au monde entier de ce qui se passe sur place

Lars Boering
Directeur World Press Photo

Le Wolrd Press Photo explore tous les thèmes sans frontière et fait la passerelle entre les photographes professionnels et le grand public.

Le public compare souvent ce prix aux Oscars et je pense que ça reflète exactement ce que nous faisons. Nos expositions sont vues dans le monde par 4 millions de visiteurs et les photos primées touchent près d'un milliard de personnes

Lars Boering
Directeur World Press Photo
Serie Syrie WPP © France 3 / Culturebox

Le temps du déclenchement

Sur les murs du Couvent des Minimes, des hommes et des femmes fuient leur village, un singe aux yeux écarquillés scrute la forêt, une foule se rassemble dans la nuit, le Wolrd Press Photo présente des photos prises dans l'urgence ou des images qui ont demandé un long temps de pose.

Comme cette photo quasi hypnotique des hommes-grenouilles qui plongent avec une maman baleine dans un océan noir et blanc. "Avoir comme ça dans son objectif huit plongeurs en même temps rassemblés autour de cette baleine et de son bébé. Pour réussir ce type de photo il faut vraiment passer beaucoup de temps sur le sujet", explique-t-il.
 

Lars Boering le directeur World Press Photo devant la photo d'Anuar Patjane Floriuk

Lars Boering le directeur World Press Photo devant la photo d'Anuar Patjane Floriuk

© France 3 / Culturebox