Visa pour l'Image : hommage à Stanley Greene, photographe de guerre engagé

Par @Culturebox
Mis à jour le 13/09/2017 à 18H38, publié le 13/09/2017 à 18H37
Centre-ville, Grozny, Tchétchénie avril 2001 (détail)

Centre-ville, Grozny, Tchétchénie avril 2001 (détail)

© Stanley Greene / NOOR

A Perpignan, l'édition 2017 de Visa pour l'Image rend un hommage sous forme d'exposition à l'Américain Stanley Greene, un reporter de guerre récemment décédé. Alors que nombre de photographes travaillant sur les conflits évitent de s'impliquer à titre personnel, Greene, ancien membre des Black Panther et militant anti guerre au Vietnam a choisi de s'engager.

Stanley Greene, ancien des Black Panthers dans les années soixante et activiste contre la guerre du Vietnam, n'a pas commencé comme reporter de guerre. Il fut même un temps spécialisé dans les portraits de groupes de musique rock et dans les défilés de mode. Mais c'est son travail sur les scènes de guerre qui l'ont rendu célèbre et en particulier les terribles images noir et blanc ou couleurs de sa couverture du conflit en Tchétchénie. "Plaie à vif : Tchétchénie 1994-2003 " (avec André Glucksmann et Christian Caujolle) reste son livre le plus célèbre. 

Reportage : France 3 Pays Catalan A. Cheron / F. Savineau / V. Portela-Rosa
Fondateur de l'agence de photo Noor, Stanley Greene est mort en mai 2017 d'une maladie dont il souffrait depuis de longs mois. Il est connu pour avoir été été le premier reporter de guerre noir. Il avait reçu cinq fois le World Press ainsi que le prestigieux prix W. Eugene Smith, du nom du photographe qui le fit démarrer dans la profession.
Alep, Syrie, 2 avril 2013. © Stanley Greene / NOOR