Une exposition photo pour la paix en Nouvelle-Calédonie avant le référendum

Par @Culturebox
Publié le 14/08/2017 à 19H28
Portrait signé Patrick Mesner

Portrait signé Patrick Mesner

© Capture d'écran France 3 Culturebox

Le journaliste et photographe Patrick Mesner s'engage pour la paix entre les différentes communautés en Nouvelle-Calédonie. Un peu plus d'un an avant le référendum d'autodétermination, il propose jusqu'en octobre au musée de Royan une exposition illustrant les différentes populations de l'archipel composée de photos qu'il a prises, mais aussi des documents provenant des albums familiaux. Généreux.

Du temps a passé depuis 1988 et 1989, dates des violences meurtrières restées dans toutes les mémoires néo-calédoniennes. En novembre de l'année prochaine, la Nouvelle-Calédonie doit se prononcer par référendum sur son indépendance. L'autodétermination. Pour contribuer à la pacification des esprits et apporter sa pierre au dialogue démocratique sur "le caillou", le journaliste Patrick Mesner a eu l'idée de cette exposition "Nouvelle-Calédonie, histoire et peuplement". Les images, photos et documents présentés, illustrent les origines multiples des habitants de l'archipel néo-calédonien. Les Kanaks, les Caldoches bien sûr, mais aussi parmi ceux là, les descendants des colons comme des anciens prisonniers, les familles originaires d'autres pays et d'autres territoires autrefois français comme l'Indochine, par exemple.

L'exposition est proposée au musée de Royan, en Charente-Maritime jusqu'au 29 octobre 2017. Lui qui connait la Nouvelle-Calédonie et les Néo-Calédoniens depuis plus de deux décennies veut leur transmette ce message : plutôt que de vivre les uns à côté des autres et de laisser les passions communautaires ronger les fondements de votre société, vivez ensemble. Regardez ce qui vous unit plutôt que d'entretenir ce qui vous sépare.

Reportage : L. Cecconi / C. Cottaz / T. Cormerais

Morphing géant

Pour soutenir ce message de paix, Mesner propose des photos et des documents. Photos qu'il a prises au long de ses années calédoniennes ou prêtées par des familles, documents historiques. Il y a là des visages, nombreux, qui illustrent les multiples origines des habitants de l'archipel. Le photographe nous montre que les frontières entre les communautés n'existent que dans les imaginations. On pourrait imaginer un morphing géant entre tous ces visages et montrer que la pureté des orgines n'est plus qu'une fiction, que dans les veines de quasiment tous les Néo-Calédoniens coule un sang issu de plusieurs, voire de multiples origines.