"Un monde flottant" : Jacques Henri Lartigue, la grâce du temps qui passe

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/08/2016 à 17H44
Près de 200 clichés qui ont tous un point commun : saisir le temps qui passe...

Près de 200 clichés qui ont tous un point commun : saisir le temps qui passe...

© France 3 Culturebox

Pour sa dernière exposition avant un prochain déménagement, le Théâtre de la photographie et de l'image à Nice a décidé de "marquer le coup" en rendant hommage au célèbre photographe Jaques Henri Lartigue. Regroupées sous le titre "Un monde flottant", près de 200 photos en noir et blanc évoquent ses souvenirs d’enfance, son amour des femmes et du sport. A découvrir jusqu'au 25 septembre 2016.

" Mourir, ce n’est pas beaucoup plus qu’oublier " écrivait Jacques Henri Lartigue en 1923 dans son journal manuscrit. Une phrase qui dit bien à quel point ce photographe - qui débuta sa carrière comme peintre - était obsédé par l’idée de retenir  le temps qui passe, et de  garder à tout prix une trace de l’éphémère. Une obsession qui commença dès l’enfance et qui trouva un "remède" dès 1902 quand le jeune Jacques Henri reçut de son père (qui pratiquait lui aussi la photo en amateur) un appareil photo. Il avait alors 12 ans.
 
Toute sa vie d’enfant, d’adolescent et de jeune adulte sera rythmée par les clichés qui immortaliseront ses vacances en famille, les voyages en automobile, les meetings d’aviation (une de ses passions) et les sports en général.  Et puis plus tard, les femmes. Parmi elles, ces trois épouses : Madeleine Messager (la fille du compositeur André Messager), Marcelle Paoluci (dit "Coco") puis Florette Orméa qui fut sa compagne durant près de cinquante ans. Et puis aussi la mannequin René Perle qui fut sa compagne et sa muse pendant deux ans.
Renée, Biarritz, août 1930 Photographie J H Lartigue

Renée, Biarritz, août 1930 Photographie J H Lartigue

© Ministère de la Culture – France / AAJHL
Autant de thèmes que l’on retrouve dans l’exposition proposé au Théâtre de la photographie et de l'image (TPI) de Nice. Une ville où le peintre photographe acheva ses jours et mourrut en septembre 1986 à l’âge de 92 ans.

Reportage : V. Lupo / R. De Silvestro / L. Buyse

Déménagement en vue pour le TPI

En mai dernier, la ville annonçait qu’un centre de formation d’acteurs baptisé " Petit Palais " destiné aux débutants ou amateurs de tous âges allait s’installer en lieu et place du Théâtre de la photographie et de l'image. Une école donc et une troupe, le tout dirigé par le comédien Francis Huster et son metteur en scène fétiche, Steve Suissa. L’annonce avait provoqué des remous (voir l’article du Monde).

Musée municipal, le TPI avait été créé en 1999 dans ce bâtiment Belle Epoque qui s’appelait auparavant le Théâtre de l’Artistique. En 1994, ce lieu avait fermé ses portes après 99 ans d’existence avant d’être racheté par la mairie.

Après des incertitudes sur son nouveau port d’attache, Le Théâtre de la photographie et de l'image (son fonds de 16000 images, ses 3500 livres et sa collection de plus de 300 appareils photos) devrait s’installer au cœur de la vieille ville de Nice, dans l’Espace Ferrero (du nom du galeriste Jean Ferrero dont la donation qui regroupe 853 œuvres de l’Ecole de Nice va rejoindre le Mamac de la ville...un vrai jeu de chaises musicales en somme).