Street-art : Philippe Echaroux combat par son art la déforestation en Amazonie

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/12/2016 à 10H41
L'exposition Crying forest de Philippe Echaroux 

L'exposition Crying forest de Philippe Echaroux 

© France3/culturebox

La Galerie Seven to five Voûtes de la Major à Marseille présente jusqu'au 15 décembre "The crying forest". La dernière exposition d'un street-artiste pas tout à fait comme les autres. A travers ses projections nocturnes et sauvages, Philippe Echaroux rend un magnifique hommage à une tribu d'Amazonie en voie de disparition.

Co-auteur des fameuses "Gueule du Rugby", un ouvrage qui rassemble 370 visages de rugbymen shootés un peu partout dans le monde, Philippe Echaroux a surtout fait le buzz en 2014 lorsqu'il projette le portrait géant de Zidane sur le célèbre mur de la corniche face à la mer, à Marseille. La cité phocéenne où cet autodidacte, arrivé sur le tard dans la photo, s'est installé voilà quelques années. Son créneau, c'est la projection de ses oeuvres sur les murs ou dans la nature. Son dispositif éphémère investit de manière surprenante l'environnement et la nature sans pour autant l'abimer. Sa création visuelle est souvent très engagée. 

Après avoir réalisé des projections sur la façade de la Sagrada Familia à Barcelone, sur un des ponts de Paris et des murs de Cuba, l'un des ses terrains de jeu préféré, Philippe a réalisé son rêve. Il s'est rendu à l'autre bout de la planète, en Amazonie, pour rencontrer une tribu indienne en voie de disparition. Les Surui sont de grands défenseurs de la forêt.

Quand tu abats un arbre, c'est comme si tu abattais un homme

Philippe Echaroux
Avec un message fort, l'artiste engagé a choisi, en guise d'acte militant écologique, de projeter leur visages partout sur leur territoire. Une expérience qu'il est heureux de partager. 

Reportage : M.Frey - R.Gasc - A. Despretz 

 

Le précurseur du Street Art 2.0

Alors que les artistes de street art s'amusent à manier avec une grande dextérité le pinceau ou la bombe de peinture, Philippe Echéroux a choisi sa propre façon de s'exprimer. Fort de son travail de lumière avec son appareil, il bouscule les codes, se lance un nouveau défi : ce sera le street art 2.0, qui consiste à photographier les sujets pour ensuite projeter leur image sur un support extérieur, un mur, une voiture ou un pont.