Royan : l'exposition "Le Baiser" vandalisée

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 05/08/2015 à 15H43
Une dizaine de clichés de l'artiste Thibault Stipal ont été lacérés à coups de cutter. 

Une dizaine de clichés de l'artiste Thibault Stipal ont été lacérés à coups de cutter. 

© France 3 Culturebox (capture vidéo)

Inaugurée en juillet dernier, l’exposition "Le Baiser", installée dans le parc de la ville de Royan a été vandalisée. Signées de l’artiste Thibault Stipal, ces photos grand format de couples hétérosexuels, homosexuels ou mixtes ont été lacérées à coups de cutter. On est pourtant loin de clichés outranciers. De son côté, la mairie va tout faire pour éditer à nouveau les photos.

Au moment de son installation début juillet, l’exposition avait déjà heurté certains habitants de Royan qui avaient trouvé choquant d’exposer ces photos de baisers (somme toute très chastes) à proximité d’un jardin d’enfants. Leur dégradation n’a donc pas étonné Thibault Stipal, l’artiste à l’origine de ces clichés qui célèbrent avant tout l’amour et la tolérance.

Reportage : P. Périn / A. Morel / C. Pougeas
Ce projet de photos autour du baiser est né en 2013. En pleine love story, l’artiste qui avait envie de partager son bonheur et "d’envoyer un message positif", a décidé de photographier des couples en train de s’embrasser. Via les réseaux sociaux,Thibault Stipal a communiqué sur son projet. Quelques amis mais surtout beaucoup d’amoureux anonymes ont répondu à son appel. Des gens de toutes origines, de tous âges et de toute orientation sexuelle.
Expo les baisers à Royan © France 3 Culturebox (capture vidéo)
Les séances se passaient avec en fond sonore un album du groupe de rock anglais Alt-J, pour son "electro sensuel". Liberté totale était laissée sur la façon d’embrasser. Tendre, chaste, passionnée, pulpeuse... Les modèles posaient torse nu, même si les clichés dévoilent peu de choses de leur anatomie. Et cela leur donne une unité et une belle simplicité.

Au final, on est loin, très loin de clichés pornos ou trashs. Mais on frôle par contre les limites de ce qu’une partie de la population est capable d’accepter concernant la mixité ou pas des corps, des origines... L’exposition était prévue jusqu’au 31 août.
Reste à souhaiter que les photos de Thibault Stipal puissent revenir afin d'embrasser - et d'embraser - le regard des passants.