"Résistants", une exceptionnelle galerie de portraits de sinistrés du tsunami signée Denis Rouvre

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/12/2014 à 09H53
Portrait d'une sinistrée du tsunami de Fukushima

Portrait d'une sinistrée du tsunami de Fukushima

© France 3

Lauréat de plusieurs World Press Photo, Denis Rouvre expose 44 visages de victimes du tsunami ou de Kanaks rencontrés lors d’un autre voyage. A Strasbourg, au pôle photo Stimultania jusqu’au 4 janvier

Reportage : O Stephan, Y.Ledig, I.Nommay
Ils ont tout perdu avec le tsunami du 11 mars 2011. Quelques temps plus tard, Denis Rouvre est allé sur place, à la rencontre de ces sinistrés. Tous et toutes ont accepté de poser pour lui.
Un regard qui interroge

Un regard qui interroge

© France 3
Denis Rouvre n’est pas un photo-reporter de l’instant. Au contraire, il prend son temps, soigne son cadre et surtout sa lumière. Et les portraits qu’il réalise prennent soudain une intensité dramatique d’une rare profondeur. D’autant qu’ils font 1m sur 1m.
Un paysage comme une estampe

Un paysage comme une estampe

© France 3
Rien n’échappe à l’objectif de Denis Rouvre: les rides, la texture de la peau, les plis de visages que l’on devine pleins de souffrance ou de tragédies cachées. Et le regard ? Sans tendresse mais sans haine. Un regard qui dit la lassitude ou la fatalité.
Visage de femme kanake

Visage de femme kanake

© France 3
Des visages, Denis Rouvre est aussi allé en capter en Nouvelle-Calédonie d’où il a rapporté des regards de Kanaks. Eux ne vivaient pas le lendemain d’une catastrophe. Ils étaient dans leur quotidien. Qu’ils auraient - peut-être - aimé ancestral.
Comme au Japon, les traits sont creusés, burinés. Le regard parfois absent mais toujours intense. Et il n’est pas dans la culture canaque de fixer son interlocuteur, fût-il un objectif photo.
A la recherche de la profondeur d'un regard

A la recherche de la profondeur d'un regard

© France 3
Denis Rouvre est déjà lauréat de plusieurs World Press Photo dont un en 2012 pour sa série "Low tide" (marée basse) présentée ici. Il participe régulièrement aux grandes rencontres photos internationales et le New York Times lui a consacré un portfolio.
Les Kanaks ne fixent jamais leur interlocuteur. Que pense alors cet homme?

Les Kanaks ne fixent jamais leur interlocuteur. Que pense alors cet homme?

© France 3
Résistances
Au pôle photo Stimultania
33 rue Kageneck
Strasbourg
Jusqu’au 4 janvier 2015