Prix Bayeux-Calvados : les jeunes rendent hommage aux victimes de Nice

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/09/2016 à 14H11
La photo primée, prise 3 jours après l'attentat sur la Promenade des Anglais.

La photo primée, prise 3 jours après l'attentat sur la Promenade des Anglais.

© Valéry Hache / AFP

L’édition 2016 du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre ne débutera que le 3 octobre prochain, mais déjà un photographe a été distingué. Dans la catégorie "Regard des jeunes de 15 ans", c’est le photographe de l’AFP Valéry Hache qui a été primé pour une photo prise à Nice, trois jours après l’attentat.

Reportage : V.Varin / E.Jacquet / J.Gross
Nice, 17 juillet 2016. La nuit vient de tomber sur la Promenade des Anglais. Des centaines de personnes se recueillent autour d’un mémorial improvisé. Ici même, trois jours auparavant, 86 personnes sont mortes, fauchées par un camion fou.

Un moment d’émotion spontanée que Valéry Hache a saisi au vol et qui lui vaut aujourd’hui d’être distingué par le Prix Bayeux-Calvados des jeunes de 15 ans.
Une autre photo de la série prise le 17 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais.

Une autre photo de la série prise le 17 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais.

© Valéry Hache / AFP
Le 14 juillet, jour de l’attentat, le photographe de l’AFP était à Nice pour couvrir les feux d’artifices. Quand la fête a viré au cauchemar, il était l’un des premiers sur place. La panique, la mort et le désespoir. Des scènes de guerre qu’il a bien sûr capturées. Mais le cliché primé n’est pas de cette nature. Il raconte une histoire. La photo est simple, prise de haut, intimiste. Rien de spectaculaire. Elle a pourtant été plébiscitée par les collégiens. Sur les 5500 élèves de 3ème qui ont participé au concours, 1800 ont voté pour la photo de Valéry Hache, parmi 20 autres clichés sélectionnés par l’Agence France Presse.
 
Le photographe s’avoue surpris et ému que cette génération saturée d’images ait pu choisir ce cliché hautement symbolique. Pour lui c’est sûr, "il y a de l’espoir".