Diaporama 8 photos
Par Valérie Oddos @Culturebox

Photographie: traces de la guerre au Bal (Paris)

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/09/2011 à 13H52
  • Paolo De Pietri, Monte Fior, 2008, série To Face
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    Paolo De Pietri, Monte Fior, 2008, série To Face
    La ligne qui sinue sur cette photo est une tranchée de la guerre de 1914-18. Paola De Pietri a travaillé sur les traces laissées par la Grande guerre dans les Alpes, aux confins entre l'Italie et l'Autriche. Ce conflit est encore dans les mémoires, grâce aux récits des grands-parents. Les traces se sont progressivement fondues dans le paysage. "Les paysages qui semblent naturels sont en fait le résultat de batailles livrées et de vies vécues tous les jours pendant des années par des centaines de milliers de soldats", écrit la photographe.  
    © © Paola De Pietri, Courtesy of the artist
  • Jo Ractliffe, On the Road du Cuito Canavale IV, 2010
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    Jo Ractliffe, On the Road du Cuito Canavale IV, 2010
    Jo Ractliffe aussi cherche des traces de la guerre dans le paysage, en Angola. La photographe sud-africaine découvert le drame angolais dans les années 1980. La guerre civile qui a duré plus de 25 ans était doublée d'une implication de la guerre froide et d'une implication non dite de l'Afrique du Sud. Elle a hanté les consciences de sa génération, dit-elle, alors que son pays était lui-même "au bord de la guerre civile". Dans le "vide" du paysage déserté par les combats, elle retrouve des indices estompés.
    © © Jo Ractliffe, Courtesy of the artist and STEVENSON, Cape Town and Johannesburg
  • Jananne Al-Ani, Aerial IV, extrait du film Sadow Sites II, 2011
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    Jananne Al-Ani, Aerial IV, extrait du film Sadow Sites II, 2011
    Pour Shadow Sites II, Jannane Al-Ani a photographié d'avion le désert jordanien, révélant des sites dont la nature nous échappe. Le nom de l'oeuvre s'inspire d'un terme d'archéologie qui désigne l'identification depuis les airs d'un site invisible à terre. L'artiste d'origine irakienne zoome sur ses images, mimant ainsi le largage d'une bombe.
    © © Jananne Al-Ani, Courtesy of the artist
  • An-My Lê, Security and Stability Operations, graffiti I, 2003-2004, 29 Palms
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    An-My Lê, Security and Stability Operations, graffiti I, 2003-2004, 29 Palms
    An-My Lê s'est intéressé à un camp d'entraînement des marines qui vont combattre en Irak. Cette reconstitution d'un terrain d'opérations en Irak est installée dans le désert californien. Les décors sont réalisés par des techniciens de Hollywood et des figurants jouent le rôle des Irakiens.
    © © An-My Lê, Courtesy of the artist and Murray Guy, New York
  • Till Roeskens, Vidéocartographies : Aïda, Palestine, 2011, vidéo
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    Till Roeskens, Vidéocartographies : Aïda, Palestine, 2011, vidéo
    L'artiste allemand Till Roeskens a demandé aux habitants du camp de réfugiés palestiniens d'Aïda, à Bethléem, de dessiner des cartes de ce qui les entoure. En même temps qu'il filmait le dessin qui s'esquissait, il a enregistré le récit de ces "géographies subjectives". Il considère ces récits comme "de petits actes de résistance" à l'occupation qui trace leur paysage familier.
    © © Till Roeskens, Courtesy of the artist
  • Donovan Wylie, OP1. Forward Operating Base, Masum Ghar, Kandahar Province. Afghanistan, 2010
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    Donovan Wylie, OP1. Forward Operating Base, Masum Ghar, Kandahar Province. Afghanistan, 2010
    Photographe d'origine irlandaise, Donovan Wylie a retrouvé en Afghanistan des tours d'observation qui avaient servi à surveiller la frontière entre l'Irlande du Sud et l'Irlande du Nord. Les mêmes miradors ont été déployés à peu près à la même altitude mais dans un autre monde.
    © © Donovan Wylie, Courtesy of the artist
  • Photogramme extrait de la vidéo Collateral Murder, 2010
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    Photogramme extrait de la vidéo Collateral Murder, 2010
    Cette image est tirée du film d'une bavure américaine, au printemps 2010, dans un faubourg de Bagdad. Il a été publié par Wikileaks sous le titre Collateral Murder (meurtre collatéral). Le film, comme un jeu vidéo, a été pris d'un hélicoptère qui survole un attroupement "suspect" et le mitraille. Dans leurs commentaires, les soldats semblent être dans un jeu. Bilan de l'opération, dix morts dont deux journalistes et deux enfants grièvement blessés.
    © © Wikileaks
  • Walid Raad/The Atlas Group, Let's Be Honest th Weather Helped
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    Walid Raad/The Atlas Group, Let's Be Honest th Weather Helped
    Walid Raad a documenté l'histoire contemporaine du Liban. Pendant la guerre, après les combats et les bombardements, il enlevait balles et éclats d'obus des murs, des voitures et des arbres et photographiait le site de ses trouvailles, couvrant les impacts de couleurs hypnotiques.
    © © Walid Raad, Courtesy Paula Cooper Gallery, New York

A une époque où certaines guerres semblent désincarnées, est-il possible de rendre compte des conflits en photographiant leurs traces ? Pour sa quatrième exposition, "Topographies de la guerre", Le Bal, nouveau lieu parisien pour la photographie, se pose la question. Le Bal expose une dizaine de photographes qui ont choisi de travailler sur les sites géographiques. Ils ont observé les territoires de la guerre et les stigmates qu'elle a imprimés sur le paysage, hier ou il y a un siècle.

Le Bal, 6 impasse de la Défense, 75018 Paris (métro Place Clichy), 01-44-70-75-50, du 16 septembre au 18 décembre 2011