Photographe de la ville, Gabriele Basilico est mort

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 14/02/2013 à 11H54
Une photographie de Gabriele Basilico exposée en 2008 à Valladolid, nord de l'Espagne

Une photographie de Gabriele Basilico exposée en 2008 à Valladolid, nord de l'Espagne

© NACHO GALLEGO/EFE/MAXPPP

Photographe documentariste spécialisé dans les paysages urbains et industriels, Gabriele Basilico est décédé mercredi 13 février dans sa ville natale de Milan des suites d'un cancer du poumon à l'âge de 69 ans.

Diplômé de l'Ecole polytechnique de Milan en architecture en 1973, il s'oriente vers la photographie relevant de sa discipline de formation pour l'édition, l'industrie, et au service des institutions publiques et privées. Il expose pour la première fois, toujours à Milan, en 1983.

En 1984, le gouvernement français fait appel à lui pour participer à une mission photographique de la DATAR (Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'activité régionale) autour de la transformation des paysages nationaux. Suite à cette initiative, beaucoup d'autres pays européens font appel à lui : l'Italie, l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne...

Il est une fois de plus distingué en France en 1990, lors du mois de la photo, où il remporte à Paris le Grand prix international pour sa série de clichés consacrés aux ports maritimes. L'année suivante, il participe avec un groupe de photographes internationaux à une recherche sur les photos représentant Beyrouth dévasté par la guerre.

S'ensuit toute une série d'expositions à travers le monde à partir de 1994, jusqu'à l'édition d'une monographie qui lui est consacré, "Lesperienza dei luoghi". Il est honoré deux ans plus tard, en 1996, lors de sixième exposition d'Architecture de la Biennale de Venise par le 1er prix pour la photographie d'architecture contemporaine.

Gabriele Basilico publie en 2000 "Cityspace" qui rassemble 330 photographies de ses archives allant de 1984 à 1999. La même année l'Institut national de l'urbanisme, lui décerne en France le premier INU 2000 pour son travail documentaire sur la ville contemporaine par la photographie. 

Photographe de la ville contemporaine, il s'intéresse également à l'archéologie. Les strates superposées des différentes époques détectable par les "viles fossilisées" deviennent son terrain de jeu. Basilico travaille alors en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et élabore l'exposition "Provincia Antiqua" pour les XXXIIIe Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles.

Il poursuivra ses travaux, tant documentaires, à l'appel de différentes institutions en Europe et notamment en France, tout en publiant plusieurs ouvrages. Ses derniers projets photographiques étaient consacrés à la métamorphose du milieu urbain.