Mathieu Pernot reçoit le Prix Niépce 2014

Par @valerieoddos Journaliste, responsable de la rubrique Expositions de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/05/2014 à 15H09
Mathieu Pernot devant ses images de la série "Le Feu" exposées au Jeu de Paume (Paris, le 10 février 2014)

Mathieu Pernot devant ses images de la série "Le Feu" exposées au Jeu de Paume (Paris, le 10 février 2014)

© Anne Viannet / MaxPPP

Mathieu Pernot a reçu le prix Niépce 2014 décerné par l'association des Gens d'image. Le photographe est connu notamment pour son travail documentaire au long cours sur une famille de gens du voyage. Son travail était exposé à Paris, ces derniers mois, au Jeu de Paume et à la Maison Rouge.

Le jury du prix Niépce était présidé par Anne Biroleau, conservateur général de la photographie contemporaine de la BnF.
 
Né en 1970, Mathieu Pernot a étudié à l'Ecole nationale de la photographie d'Arles dont il a été diplômé en 1996. Il a exposé dès 1997 au Centre national de la photographie à Paris et aux Rencontres internationales de la photographie d'Arles.
 
Une approche documentaire, autour de l'urbanisme et du nomadisme
Il s'inscrit dans la démarche de la photographie documentaire dont il cherche à explorer des formules alternatives, mêlant notamment recueil de documents et création d'images propres et s'attachant à des interrogations d'ordre social et théoriques autour de la représentation propre à la photographie.
 
S'intéressant particulièrement aux questions de l'enfermement, de l'urbanisme et du nomadisme, il fait dialoguer des corpus d'images, notamment autour d'un groupe de Tsiganes qu'il suit depuis près de vingt ans. Il a pris des photos des enfants au Photomaton, travaillé autour des carnets anthropométriques de leurs parents ou grand-parents internés au camp de Saliers près d'Arles. Dans une dernière série, il des photographie réunis autour d'un feu.
 
Des Tsiganes aux grands ensembles
Ces images ont été exposées ces derniers mois au Jeu de Paume à Paris (La Traversée), ainsi que ses travaux sur les grands ensembles de banlieue, dont il montre les débuts, magnifiés grâce à des cartes postales, et la remise en question, à travers des photos d'implosions.
 
En même temps, il présentait à la Maison rouge, à Paris également, un travail réalisé avec Philippe Artières  autour des archives visuelles de l'hôpital psychiatrique de Picauville (Manche), dont la mémoire résume toute l'évolution de la psychiatrie (L'Asile des photographies).
 
Tous les ans depuis 1955, le Prix Niépce, "Goncourt de la photographie", décerné par Les Gens d'image et soutenu par la BnF, distingue l'œuvre d'un photographe confirmé de moins de 50 ans, français ou résidant en France depuis au moins trois ans. C'est Valérie Jouve qui avait reçu le prix en 2013 et Denis Darzacq en 2012.