Mami Wata, la mère nourricière des photographes

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/04/2011 à 16H22
Mami Wata, la mère nourricière des photographes

Mami Wata, la mère nourricière des photographes

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L'exposition "Mami Wata - Mère des eaux" regroupe des clichés de Jean-François Hellio et Nicolas Van Ingen. Elle est à découvrir au Musée des Cordeliers à Châteauroux jusqu'au 15 mai 2011.

Mami Wata est une déesse aquatique dont le culte est répandu le long des côtes occidentales du continent africain, dans les Caraïbes et jusque dans certaines régions d'Amérique du Sud et du Nord. Elle est particulièrement vénérée au Togo, au Ghana, au Nigéria, au Bénin et au Cameroun, mais également en Mauritanie ou en Guinée. Représentée par une sirène ou une jeune femme séduisante avec des serpents, Mami Wata prend les traits de Manman Dlo dans le panthéon martiniquais. Elle est aussi baptisée Yemendja par les Haïtiens. Mami Wata pourrait être une transcription voisine de l'anglais signifiant Mère de l'eau mais  selon d'autres sources, son nom viendrait d'une déformation de la langue Mina parlée au Benin et au Togo. Sa représentation physique évoque les proues des navires européens qui ont les premiers abordés les côtes africaines. Mami Wata est la déesse que l'on invoque pour les questions liées à la fécondité ou à l'argent mais aussi, pour honorer la mémoire des noyés. Son culte combine à la fois des traditions européennes, indiennes et africaines. Elle vit dans l'océan, elle incarne à la fois la mère nourricière et les destructions de la mer. Ses pouvoirs sont aussi puissants que sa jalousie est redoutée, notamment par les pêcheurs. Le photographe Nicolas Van Ingen est le co-auteur d'un ouvrage paru chez Actes Sud en novembre 2010 et déjà intitulé "Mami Wata, mère des eaux".     
     
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