Le festival "Emoi photographique" : 24 voyages en images d'ici et d'ailleurs

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/04/2017 à 18H28, publié le 03/04/2017 à 16H58
Affiche du 5e festival "Emoi photographique" d'Angoulême - photo Jean Daniel Guillou

Affiche du 5e festival "Emoi photographique" d'Angoulême - photo Jean Daniel Guillou

© Festival Emoi Photographique / Jean-Daniel Guillou

La cinquième édition du festival "Emoi photogtraphique" bat son plein à Angoulême. Jusqu'au 30 avril 2017, le visiteur peut découvrir gratuitement 24 expositions et autant d'univers différents. Rencontre avec deux photographes invités, Warren Saré et Cushmok.

Laissez-vous émouvoir et emporter par des images et 24 voyages photographiques. Durant un mois, jusqu'au 30 avril 2017, le festival Emoi Photographique invite les curieux à découvrir les univers de photographes du monde entier. Parmi eux, Warren Saré, un Burkinabé aux multiples projets et Cushmok, un plasticien qui introduit la matière dans ses photos. 

Reportage : B. Pillet / C. Landais / C. Pougeas
  •  Warren Saré offre une "dernière carte" aux combattants burkinabés
L’Afrique est un sujet récurrent de la programmation du festival "Emoi Photographique" qui offre une vitrine aux photographes africains. Warren Saré est burkinabé. Fasciné par la photographie depuis tout petit, il devient photographe en 1986 lorsqu’il obtient son premier appareil photo.

Présentée pour la première fois en France, sa série "La dernière carte" est un de ses reportages au long cours qui présente les anciens combattants burkinabés et béninois ayant combattus sous le drapeau français. 
Le photographe burkinabé Warren Saré au festival Emoi photographique d'Angoulême

Le photographe burkinabé Warren Saré au festival Emoi photographique d'Angoulême

© France 3 / Culturebox

En avançant sur mon travail j'ai vu que ces personnes ont été carrément oubliées par tout le monde. Ce qui leur reste comme espoir, c'est la carte de combattant qu'ils ont chacun d'eux. 

Warren Saré

 

  • Une première expo pour "Hous’us" de Cushmok 
Le public d'Angoulême a le privilège de découvrir en avant-première la nouvelle série du photographe charentais Cushmok. Pour "Emoi photographique", le plasticien a "pensé cette série comme autant de scènes d’un petit théâtre, où les objets comptent beaucoup, où le sombre se dispute la lumière… comme photographier de petites sculptures oniriques."

Cushmok

© France 3 / Culturebox

Ici on est sur la thématique de la chanson" "Mistral Gagnant" de Renaud et les oiseaux posés sur les fils électriques figurent les premières notes"
 

Cushmok
Pour inventer ses petits univers merveilleux, Cushmok installe son propre dispositif de prise de vue et de développement. Des lampes à LED, un cadre dans lequel l'artiste se met en scène, des petites figurines faites maison le tout en noir et blanc et au format carré. "L'idée c'est de s'évader, tenter des choses et jouer avec le réel", explique encore le photographe amateur. 
Cushmok2 © Cushmok

A voir aussi dans divers lieux d'Angoulême, les expositions de 22 autres photographes.