ImageSingulières à Sète: 4e édition pour un festival désormais installé

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/05/2012 à 10H09
Alger, février 2003, Grande banlieue d'Alger, Quartier de Baïnem, Jour intranquilles, chroniques algériennes d'un retour

Alger, février 2003, Grande banlieue d'Alger, Quartier de Baïnem, Jour intranquilles, chroniques algériennes d'un retour

© Bruno Boudjelal / Agence VU

Sète lance sa quatrième édition d’ImageSingulières, le petit festival de photo qui monte. Au programme, les femmes, l’Algérie, l’Amérique latine, le Liverpool de Tom Wood et Gilles Caron (du jeudi 17 mai au dimanche 3 juin)

Invité en résidence à Sète en août et en décembre 2011, le Canadien de New York Christopher Anderson livre sa vision de la ville française, où l’intime se mêle au monde qui l’entoure.

L’Algérie sera l’invitée d’honneur avec les pérégrinations de Bruno Boudjelal ou les portraits de femmes d’Omar D.

Urban Quilombo, Salvador de Bahia, Brésil, mars 2011

Urban Quilombo, Salvador de Bahia, Brésil, mars 2011

© Sebastiàn Liste / Reportage by Getty Images

Autre thème, l’Amérique du Sud, avec notamment les travaux de deux photographes espagnols. Pendant plusieurs années, Sebastiàn Liste a suivi une soixantaine de familles pauvres qui occupaient une ancienne chocolaterie de Salvador de Bahia. Jusqu’à leur expulsion, coupe du monde de foot et JO obligent (« Urban Quilombo »). Rafael Trobat, lui, s’est attaché pendant 18 ans à donner le portrait du Nicaragua, entre la révolution sandiniste au néolibéralisme.

ImageSingulières parle de la Belgique, des femmes, des murs qui parlent
On verra encore à Sète la Belgique de Stephan Vanfleteren, qui raconte la banalité et l’exotisme de son pays (« Belgicum »). Le « Scrapbook » de Gilles Caron, le travail de Jan Banning sur les « comfort women », femmes indonésiennes qui furent les esclaves sexuelles de l’armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Ou les portraits réalisés par Ansel Adams dans un camp d’internement pour Américains d’origine japonaise en 1943.

Men and Women, Série Looking for Love

Men and Women, Série Looking for Love

© Tom Wood

Autre invité de marque, l'Irlandais Tom Wood qui a "photographié la vie" à Liverpool.

Une exposition-installation collective montre comment les murs, qui divisent, sont aussi porteurs d’une parole qui se libère, de Berlin à la Palestine ou au Mexique. Des images en grand format disséminées dans Sète, de la gare à la Maison de l’image documentaire (« Quand les murs parlent »). Un lieu dédié à la photo qui est désormais ouvert à l’année.

Le festival investit la ville avec ses expositions et des soirées de projections, dont la première sera dédiée aux femmes et à l’histoire de leurs luttes, une soirée musicale, des signatures de livres…

ImageSingulières avait accueilli 45.000 visiteurs en 2011.

ImageSingulières à Sète, jeudi 17 mai-dimanche 3 juin