Frédéric Nakache : l'art de questionner les vivants et les morts

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/05/2014 à 10H43
"Baiser cannibale", tirage pigmentaire, 80 x 120 cm, 2014

"Baiser cannibale", tirage pigmentaire, 80 x 120 cm, 2014

© Frédéric Nakache

La galerie "Le 22" à Nice présente jusqu'au 31 mai 2014 le travail fascinant et énigmatique du plasticien Frédéric Nakache. Avec six photographies, des Polaroïds monochromes ici et là et quelques installations d’objets, "Baiser Cannibale" revisite les formes et le constructivisme.

Depuis qu'il explore les mondes artistiques l'univers de Frédéric Nakache ne cesse de se nourrir de la vie et de la mort. Les crânes – objets fétiches abordés depuis sa toute première série de vanités, en 1996 – s’invitent sur la plupart des images de l’exposition. "Quand j’ai visité la galerie Le 22, je m’y suis senti chez moi. J’ai alors décidé de ramener cette exposition à l’intime, mon rapport à l’art et la construction de mon travail."

Reportage : H. Maman /  JF. Fuster  /  L. Buyse 
Et puis il y a Strelitzia, cet oiseau de paradis résolument punk, dont l’innocence est, forcément, insolente, inscrite dans ce passage obligatoire à l’âge adulte. "J’assemble des morceaux du monde matériel, des éléments personnels ainsi que de l’histoire de l’art, écrivait récemment Frédéric Nakache. Avec ces fragments, je construis une narration particulière, qui n’est autre que l’exploration de ma propre expérience de la réalité."
Strelitzia", tirage pigmentaire, 120 x 80 cm, 2014.

Strelitzia", tirage pigmentaire, 120 x 80 cm, 2014.

© Frédéric Nakache
"Baiser Cannibale" c'est le titre d'un instrumental de Noir Désir sorti en 2001
"Baiser Cannibale" de Frédéric Nakache jusqu'au 31 mai 2014
Galerie "le 22" rue de Dijon
06000 Nice