En attendant les 30 ans du Festival de Théâtre de rue d'Aurillac, l'exposition !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/07/2015 à 15H01
Instanné du festival, en 2010 © STAVEL Christian/PHOTOPQR/LA MONTAGNE

Avant le lancement, fin août, du 30e Festival International de Théâtre de rue d'Aurillac, l'association organisatrice Eclat propose une rétrospective en photos et vidéos des 29 éditions passées. L'occasion de passer en revue ce qui fait le ciment et l'impertinence de cet art ouvert à tous.

La rue c'est la liberté, la gratuité, l'éclectisme des artistes comme du public, le festival d'Aurillac en est la preuve, lui qui n'a jamais renoncé à dénoncer, à oser, à expériementer, tout en remportant les suffrages d'un public toujours plus nombreux au fil des années. La rue, ce ne sont pas que des clowns, des acrobates, des comédiens. Ce sont des artistes pluridisciplinaires, qui savent enchanter simultanément petits et grands, donner à rire, à réfléchir, emmener dans divers degrés de narrations, de lettres et d'images.

Les temps sont durs pour la culture, particulièrement hors des scènes nationales et des grosses compagnies. Alors saluons bien bas ce festival. Pour les plus proches d'Aurillac, n'hésitez pas à vous souvenir, ou à le découvrir par cette rétrospective en images et vidéos. Quant au mot de la fin revient à Jean-Marie Songy, directeur artistique, dans son édito de l'édition 2015 :

"30 ans de chemins, quelques ampoules et courbatures, la ride qui rigole et une question grace : Que faisons-nous de cette liberté acquise avec douceur et détermination ? Cela fait bientôt 30 ans que cette terre nourricière du théâtre de rue se rebiffe chaque été pour faire front à l'intolérance et aux xénophobies... 30 ans que nous nous mélangeons, habitants, voyageurs, artistes, 30 ans que nous malaxons une kyrielle de contradictions entre écologie, autonomie, surréalisme, autogestion, vertiges indépendantistes, retour à la terre, prouesses technologiques, trou noir... Nos expressions artistiques, culturelles et sociales dans les espaces des villes et des campagnes humanisent, végétalisent, animalisent notre vie en société !"

Le reportage de Claude Bernard, Lydie Ribes, Benoît Courtine :
"SurExposition", aux Ecuries et à la Sellerie, à Aurillac, jusqu'au 30 septembre 2015.
Le Festival International de Théâtre de rue d'Aurillac aura lieu du 18 au 22 août 2015.