Des artistes revisitent les portraits des présidents

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/04/2012 à 18H14
Les derniers occupants de l'Elysée version arty.

Les derniers occupants de l'Elysée version arty.

© Présidents-présidents

En cette année présidentielle, une exposition itinérante vise à rafraîchir la mémoire des électeurs en leur présentant 23 portraits officiels de chefs d'Etat. Ces clichés retrouvés dans les archives des collectivités ont subi un sérieux lifting : ils ont été restaurés et revisités par de jeunes créateurs. Cette rétrospective "Présidents, présidents" initiée par Alain Trampoglieri, le fondateur du concours des Marianne d’Or et du magazine Élysée-Reporter, est à découvrir jusqu'au 04 avril 2012 à la mairie de Chamalières.

 

Présentés en grand format, les portraits de l'exposition "Présidents, présidents" ont pris un coup de jeune grâce à la technique de l’imagerie numérique et ont été placés pour la plupart, dans un nouvel environnement en adéquation avec leur époque ou leur mandature comme Georges Pompidou devant un tableau de Piet Mondrian. Parmi les créateurs qui signent ces clichés stylisés, les équipes de Cadres Gault, Négatif Plus et Boucle d'Art et le dessinateur Roland Hours. Ils se sont surtout efforcés de donner davantage de couleurs et d'accentuer le graphisme des décors. Le respect de la fonction est totalement conservé.

Depuis la deuxième République il y a près de 160 ans, la photographie officielle du Président de la République est affichée dans tous les Palais nationaux, les ministères, les préfectures, les ambassades et les mairies. C'est Louis-Napoléon Bonaparte affublé de sa moustache qui inaugure la tradition en se laissant tirer le portrait sous la forme d'un dessin. La photographie ne fait son apparition qu'en 1871, sous la IIIème République, avec Adolphe Thiers. Il est alors le premier qui pose la main sur un livre.

Le décor évolue en fonction des personnalités des hommes d'Etat. Valéry Giscard d'Estaing fait entrer le portrait officiel dans la modernité en choisissant le format horizontal. Sous la Ve République, de grands artistes apportent leur touche personnelle comme Jacques-Henri Lartigue, Gisèle Freund, Bettina Rheims ou Philippe Warrin.