"Printemps au Proche-Orient" à Périgueux : Bruno Fert raconte en photos les villages palestiniens abandonnés en Israël

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/05/2017 à 17H34, publié le 17/05/2017 à 11H19
Les photos de Bruno Fert sont réunies pour l'exposition intiulée "Les Absents" à la Visitation de Périgueux pour le festival "Printemps au Proche-Orient".

Les photos de Bruno Fert sont réunies pour l'exposition intiulée "Les Absents" à la Visitation de Périgueux pour le festival "Printemps au Proche-Orient".

© France 3 / Culturebox / Capture d'écran

Le photographe Bruno Fert expose ses photographies des villages palestiniens abandonnés en Israël à l’occasion de la neuvième édition du festival "Printemps au Proche-Orient" à Périgueux. Son travail, plus que simplement artistique, a vocation à informer autrement le public sur un conflit géopolitique jusqu’alors insoluble.

Bruno Fert est un ancien photographe de guerre, qui a immortalisé quelques-uns des plus importants conflits du XXIe siècle. Aujourd’hui, il expose ses clichés pour sensibiliser le public autrement aux guerres qui marquent le monde. Jusqu’au 3 juin à la Visitation de Périgueux à l’occasion du festival "Le Printemps au Proche Orient", il expose ses photographies faites en Israël. Il a capté les ambiances des villages qui ont été abandonnés par la population arabe lors de la création de l'état d’Israël.

Récompensé à plusieurs reprises, Bruno Fert retrace une histoire que l’on connaît mal. "Il y a à la fois une histoire réelle et un projet photo qui est un projet documentaire sur un conflit qui a eu lieu en 1948", raconte le photographe.

Reportage : France 3 Périgords – C. Rouher / F. Rouliès / A. Cassar-Rajaud
Lors de la guerre de 1948, année où est proclamé l'Etat d'Israël, plus de 700.000 Palestiniens fuient leur maison. Cet exode massif a laissé des stigmates tragiques. Les villages abandonnés sont légion, plus de 500, à moitié détruits par la guerre. "Ce sont des villages dont plus personne ne connaît le nom, qui ne sont plus sur les cartes. Il n’y a plus de panneaux pour indiquer leur présence. Donc la seule chose qui m’a permis de les retrouver, ce sont les coordonnées GPS", précise Bruno Fert.
Les photos de Bruno Fert sont réunies pour l'exposition intiulée "Les Absents" à la Visitation de Périgueux pour le festival "Printemps au Proche-Orient".

Les photos de Bruno Fert sont réunies pour l'exposition intiulée "Les Absents" à la Visitation de Périgueux pour le festival "Printemps au Proche-Orient".

© France 3 / Culturebox / Capture d'écran
Depuis 9 ans déjà, le festival "Printemps au Proche Orient" utilise la culture pour mélanger les genres et les supports et faire connaître les arts du Proche-Orient. Nicolas Lux est le président du festival qui se tient cette année jusqu’au 3 juin dans l’agglomération du Grand Périgueux. Selon lui, "toute forme de culture est un acte politique, donc on invite à s’interroger au-delà de l’image sur les pays qui nous entourent et on invite le public à réfléchir sur les questions de géopolitique."
Les photos de Bruno Fert sont réunies pour l'exposition intiulée "Les Absents" à la Visitation de Périgueux pour le festival "Printemps au Proche-Orient".

Les photos de Bruno Fert sont réunies pour l'exposition intiulée "Les Absents" à la Visitation de Périgueux pour le festival "Printemps au Proche-Orient".

© France 3 / Culturebox / Capture d'écran
Sous les photos de Bruno Fert, les coordonnées GPS sont les seules légendes. Aucun texte n’accompagne les clichés. Paradoxalement, le vide se raconte lui-même. Bruno Fert a voulu "Expliquer les racines de ce conflit et expliquer aux gens qu’en 1948 Israël est né, mais il y a un autre pays qui a été rayé de la carte, 90% de la population arabe de ce qui allait devenir Israël a dû partir."

Alerte résultats de la présidentielle 2017
M'alerter dès que les résultats seront publiés !