Volé, le Renoir acheté aux Puces a été retiré de la vente

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/09/2012 à 09H16
"Paysage des bords de Seine" de Pierre-Auguste Renoir a été acheté 7 dollars aux puces, aux Etats-Unis (september 2012)

"Paysage des bords de Seine" de Pierre-Auguste Renoir a été acheté 7 dollars aux puces, aux Etats-Unis (september 2012)

© Paul J. Richards / AFP

Le tableau de Renoir acheté aux puces pour 7 dollars a été volé au musée des Arts de Baltimore (Maryland) il y a plus de soixante ans... Il a été retiré de la vente aux enchères d’Alexandria (Virginie), prévue samedi 29 septembre.


Reportage Maryse Burgot, L. Desbois


La maison d'enchères The Potomack Company d’Alexandria a annoncé jeudi 27 septembre que "Bords de Seine", une petite huile de Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), avait été retiré de la vente "après que le musée des Arts de Baltimore eut émis un doute mercredi sur la propriété du tableau".

Le petit tableau (14 cm x 23 cm), estimé de 75.000 à 100.000 dollars, avait  été acheté en début d'année sur un marché aux Puces de la Shenandoah Valley, à  l'ouest de Washington, dans un lot de babioles comprenant aussi une vache en plastique et une poupée. Son acheteuse, une Américaine, avait surtout apprécié l’encadrement et ne s’est aperçue que très récemment de la valeur de la toile en découvrant la signature.

Le tableau prêté à un musée de Baltimore, puis volé
Le tableau avait été acheté à Paris en 1926 par un collectionneur américain Herbert L. May. On ignorait où il se trouvait depuis. Mais un journaliste du "Washington Post", Ian Shapira, a enquêté et découvert qu’il faisait partie d’oeuvres prêtées par l’épouse du collectionneur, Saidie May, au musée de Baltimore en 1937.

La direction du musée, avertie, a cherché dans ses archives et découvert que le tableau lui avait été volé en 1951, bien qu'il n'y ait aucune trace de rapport de police. Le musée a alors averti la maison d'enchères, qui a saisi la police fédérale américaine (FBI). Une enquête est en cours.

La maison d’enchères s’est dite "satisfaite que ce fait vienne au jour à temps. Nous ne voulons pas vendre d'oeuvres sans savoir clairement qui en est le propriétaire".