Van Gogh aurait souffert de troubles bipolaires

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/09/2016 à 12H11
Vincent Van Gogh (1853-1890) A gauche : "Autoportrait en peintre", 1887-1888, Van Gogh Museum, Amsterdame (Vincent Van Gogh Foundation) - A droite : "Le jardin de l'asile", décembre 1889, Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation). Ces deux oeuvres sont présentées dans l'exposition du musée, "Aux limites de la folie"

Vincent Van Gogh (1853-1890) A gauche : "Autoportrait en peintre", 1887-1888, Van Gogh Museum, Amsterdame (Vincent Van Gogh Foundation) - A droite : "Le jardin de l'asile", décembre 1889, Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation). Ces deux oeuvres sont présentées dans l'exposition du musée, "Aux limites de la folie"

© A gauche et à droite : Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

Vincent van Gogh pourrait avoir été atteint de troubles bipolaires, mais c'est une combinaison de facteurs qui l'ont vraisemblablement amené à se couper l'oreille et à se suicider à l'âge de 37 ans, a déclaré vendredi un chercheur du musée Van Gogh d'Amsterdam, en marge d'une exposition consacrée à la maladie du peintre néerlandais (jusqu'au 25 septembre).

"Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il est impossible d'élaborer une conclusion définitive concernant sa maladie", a déclaré Louis van Tilborgh, qui a dirigé pendant deux jours un séminaire rassemblant des experts dont des psychiatres en marge de la dernière exposition organisée par le musée Van Gogh d'Amsterdam, qui aborde la maladie mentale dont a souffert l'artiste.
 
L'équipe a tenté de trouver des explications, en se fondant sur les connaissances actuelles dans le domaine de la psychiatrie, aux crises psychotiques qui ont abouti au suicide de Van Gogh le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise près de Paris.
 
"Avant l'épisode de son oreille, il a peut-être souffert de troubles bipolaires", a déclaré Louis van Tilborgh à l'AFP.

Une combinaison de facteurs

Van Gogh s'était coupé l'oreille à la suite d'une dispute avec le peintre Paul Gauguin en décembre 1888. Après cet épisode, ses crises psychotiques sont devenues de plus en plus fréquentes, a relevé l'expert. "Il s'est remis au travail, mais a développé la peur que ces épisodes se reproduisent, et celle-ci s'est aggravée après chaque épisode", selon Louis van Tilborgh. "Cette peur l'a peut être amené à se suicider deux ans plus  tard", a-t-il ajouté.
 
C'est vraisemblablement une combinaison de facteurs qui explique ses  accès psychotiques : l'abus d'alcool, notamment d'absinthe, et aussi la détérioration de ses relations d'amitié avec Gauguin, auquel il était très  attaché.
 
L'exposition, intitulée "aux limites de la folie", est centrée sur les derniers 18 mois de la vie du peintre. Elle révèle que l'artiste s'était coupé l'oreille et pas seulement le lobe, comme il était communément admis (jusqu'au 25 septembre 2016).