Une rétrospective Pissarro à Madrid

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/06/2013 à 15H32
Camille Pissarro, Le vieux chemin d'Ennery, Pontoise, 1877, National Gallery of Canada, donation Nahym et Sheila Gelber, Montreal 1997

Camille Pissarro, Le vieux chemin d'Ennery, Pontoise, 1877, National Gallery of Canada, donation Nahym et Sheila Gelber, Montreal 1997

© Museo Thyssen-Bornemisza

Le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid retrace l’histoire du peintre impressionniste français Camille Pissarro, des campagnes verdoyantes d’Ile-de-France à ses paysages urgains, avec 79 tableaux prêtés par des musées et collectionneurs du monde entier (du 4 juin au 15 septembre).

Né à Santo Tomas, aux Antilles, en 1830, "Pissarro a été, comme le disait Cézanne, le premier impressionniste", explique Guillermo Solana, directeur artistique du musée et commissaire de l'exposition.
 
"De son vivant, il a été éclipsé par Claude Monet, qui était un peintre très brillant au succès commercial écrasant", ajoute le commissaire, soulignant que Pissarro, de dix ans son aîné, "est alors resté au second plan".
Camille Pissarro, Le pont de Charing Cross, Londres, 1890, National Gallery of Art, Washington, Collection of Mr and Mrs Paul Mellon

Camille Pissarro, Le pont de Charing Cross, Londres, 1890, National Gallery of Art, Washington, Collection of Mr and Mrs Paul Mellon

© Museo Thyssen-Bornemisza
 
Pissarro, père des impressionnistes et génie novateur
Pourtant, remarque Guillermo Solana, Pissarro "n'est pas seulement une sorte de père des impressionnistes mais aussi un génie novateur, un des pionniers de la peinture moderne au travers de la relation qu'il a eue avec Cézanne, Gauguin, Seurat et Signac, et même les conseils qu'il a donnés à Matisse", des peintres tous plus jeunes qui ont travaillé avec lui.
 
"La trace de Pissarro est présente chez chacun des grands fondateurs de la peinture moderne", souligne Guillermo Solana.
 
Le paysage, genre dominant de sa production, est au cœur de l’exposition, qui ouvres ses portes mardi 4 juin et réunit certaines des œuvres les plus connues de Pissarro.
Camille Pissarro, Autoportrait, 1903 - Tate, donation de Lucien Pissarro, fils de l'artiste, 1931

Camille Pissarro, Autoportrait, 1903 - Tate, donation de Lucien Pissarro, fils de l'artiste, 1931

© Museo Thyssen-Bornemisza
 
Le peintre du chemin
Parmi elles, "Le Bois de Marly" (1871), "La Côte des Boeufs" (1877), prêté par la National Gallery de Londres, "La Route d'Ennery près de Pontoise", de 1874,  prêtée par le Musée d'Orsay de Paris, ou, dans les oeuvres plus tardives, "La Maison de la Folie à Eragny", peinte en 1885. Pissarro est le peintre du chemin : route, rue de village, sentier traversant les champs, c'est un motif dominant dans sa peinture.
 
Les dernières années de sa vie, Pissarro a plutôt peint des scènes de ville, dans les rues de Paris et de Londres, de Rouen, de Dieppe et du Havre, avant l’autoportrait à la longue barbe blanche et aux fines lunettes sous un chapeau, réalisé à Paris en 1903, l’année de sa mort.
 
Pissarro, Musée Thyssen-Bornemisza, Paseo del Prado 8, Madrid
Du mardi au samedi, 10h-22h
Dimanche et lundi : 10h-19h
Tarifs : 10€ / 6€
 
Du 4 juin au 15 septembre