Un tableau volé exposé à Paris: l'Etat a l'intention de le récupérer

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/11/2011 à 14H42
Le cloître du musée des Augustins, à Toulouse

Le cloître du musée des Augustins, à Toulouse

© Jean-Paul Azam / AFP

L'Etat a bien l'intention de récupérer un tableau volé aux Augustins à Toulouse au XIXe siècle et exposé en ce moment à Paris dans le cadre d'un salon de peinture ancienne. Il ne sortira pas du territoire, a fait savoir le ministère de la Culture

Le "Christ portant la croix", grand tableau de Nicolas Tournier (1590-1639), avait disparu en 1818 du musée des Augustins de Toulouse. Or la galerie britannique Weiss présente l'oeuvre dans le cadre du premier salon Paris Tableau au Palais Brongniart.

"Il s'agit d'une propriété de l'Etat français (...). C'est une oeuvre inaliénable", a déclaré  le ministère de la Culture. "Nous revendiquons ce tableau comme propriété de l'Etat et il ne repartira pas", a souligné le ministère. "Nous avons identifié le tableau de façon certaine", a ajouté le ministère.

No comment, déclare la galerie Weiss, qui expose le tableau
A l'ouverture du salon lundi à midi, le grand tableau de Nicolas Tournier, huile sur toile de 2,20 mètres sur 1,21 mètre peinte vers 1632, trônait encore sur le stand de la galerie londonienne.

Sur le cartel, l'historique du tableau était clairement indiqué, notamment le fait qu'il venait du musée des Augustins de Toulouse, qu'il avait été vendu par Sotheby's en Italie et ensuite à la foire de Maastricht.

Comme la journaliste AFP venait de lire le cartel, la représentante de la galerie sur place l'a brusquement retiré du mur. Interrogée sur le prix de l'oeuvre, elle a refusé de le donner et a repris avec elle la liste des prix des tableaux exposés. "No comment, no comment", a-t-elle simplement déclaré.

Paris Tableau a fait savoir lundi soir dans un communiqué qu'il souhaitait  "continuer, comme il l'a fait depuis le début de cette affaire, à agir dans la  plus grande transparence". Il dit attendre "une information du ministère de la Culture pour régulariser cette situation, dans les meilleures conditions  possibles pour les uns et les autres".