Première rétrospective internationale consacrée à Boilly au musée de Lille

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/11/2011 à 10H48
Le Triomphe de Marat (1794) - Palais des Beaux-Arts de Lille

Le Triomphe de Marat (1794) - Palais des Beaux-Arts de Lille

© RMN - Stéphane Maréchalle

Le Palais des Beaux Arts de Lille présente pour la première fois, jusqu'au 6 février, une rétrospective internationale de l'oeuvre du peintre Louis Boilly, connu pour ses portraits et ses représentations des scènes de la vie quotidienne au tournant du XIXe siècle.

L'exposition rassemble 190 oeuvres de l'artiste issues notamment d'une vingtaine de musées internationaux, et proposées dans une scénographie à la fois aérée et intimiste, autour de sept sections.

"Relativement peu connu en France, mais très prisé par les collectionneurs étrangers, Boilly (1761-1848) est à la fois un peintre de l'intime et un formidable témoin des techniques picturales et de l'évolution des moeurs de son temps, sur lequel il porte un regard tendre et amusé", explique Annie de Wambrechies, commissaire de l'exposition.

L'exposition s'ouvre sur une série de petits portraits, qui dès les années 1800, ont fait la renommée de l'artiste, originaire de la Bassée, près de Lille.  "Il a révolutionné la technique du portrait, inventant une sorte de photomaton dans le domaine de la peinture, tout en parvenant à transmettre à chacun des personnages une vie psychologique propre, par une attention particulière portée aux détails et aux regards", explique Mme de Wambrechies.

Le maître du trompe-l'oeil

La rétrospective reprend ensuite les grandes étapes chronologiques de la carrière de Boilly, des représentations de la vie quotidienne aux scènes de la période révolutionnaire, en passant par les peintures et dessins présentant les nouvelles distractions du XIXe siècle. Le peintre devient alors "chroniqueur de son temps, avec un certain regard sur le réel qui s'aiguise au fil du temps pour déboucher parfois sur la caricature", souligne la commissaire.

Point fort de l'exposition : la présentation des succès de Boilly aux salons de 1804 à 1814, avec notamment "l'Atelier de Houdon" ou "L'arrivée de la diligence", qui rassemblèrent les foules. Mêlant les influences de l'art hollandais, du néoclassicisme et du romantisme, Boilly, par son travail sur les lumières et son attention aux détails, est également passé maître dans l'art du trompe-l'oeil. Cet aspect moins connu de son travail est illustré notamment par "Le trompe-l'oeil au crucifix", vendu récemment près de 500.000 euros à Londres.