Peintre, potier et philosophe : Jacques Piquery expose à Flamanville

Par @Culturebox
Publié le 08/08/2017 à 08H01
Jacques Piquery dans son atelier à Flamanville

Jacques Piquery dans son atelier à Flamanville

© France 3 Culturebox

Jusqu'au 3 septembre 2017, le château de Flamanville expose les œuvres du peintre Jacques Piquery. Artiste très prolifique vivant lui-même à Flamanville, il peint inlassablement, chaque jour. Ses sujets sont les personnes et les objets de son entourage. Une peinture colorée beaucoup plus mystique qu'il n'y paraît.

Jacques Piquery vit constamment le moment essentiel de sa vie. C'est lui qui le dit :"Si je mourais maintenant, j'aurais vécu l'essentiel juste avant". Et pour Jacques Piquery, l'essentiel est une manière de rendre grâce à Dieu. Il ne peint pourtant ni des Madones, ni des Christ en croix. Ce que représentent ses tableaux colorés, c'est ce qu'il voit au quotidien : son épouse à la machine à coudre, sa chaise, le produit de ses courses. Pour Jacques Piquery l'essentiel n'est pas dans ce qui est peint, mais dans l'acte lui-même de peindre. Le geste est plus important que ce qu'il réalise.

A la question "pourquoi peignez-vous ?" je réponds : "Demande-t-on à un oiseau pourquoi il vole ?"

Jacques Piquery
"Quand il vole, poursuit-il, l'oiseau rend gloire à Dieu en volant...//// et moi, en peignant, je crois que je rends gloire à Dieu". Il n'est donc pas besoin pour Piquery de peindre des scènes bibliques, Dieu l'a voulu peintre. Peindre est donc la manière naturelle de le célébrer. Sans aucun prosélytisme.

Reportage : R. Mauger / E. De Miniac / K. Lepainteur

 Les "Ismes"

Piquery ne se rattache pas à une école de peinture en particulier, mais on peut trouver chez lui des influences croisées. Peut-être Van Gogh et Matisse, Picasso et Braque. Mais Piquery peint surtout du Piquery, avec une maîtrise très personnelle des couleurs, des matières et des reliefs. Et peu importe qu'on le rapproche d'une école ou d'une autre. Il a sa place dans l'histoire de la peinture.

Ce n’est pas en changeant le nom d’une rue qu’on la fait aller ailleurs. De même pour la peinture: les changements d' "isme" – fauvisme, cubisme, impressionnisme – ne sont que différents noms d’une même voie.

Jacques Piquery, Janvier 1989
citation de son site Internet