Peindre au Louvre, copier un chef-d'oeuvre, un privilège rare mais possible

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 27/09/2014 à 11H04
Un copiste à l'oeuvre © France 2

Au musée du Louvre à Paris, 90 chevalets sont tenus à la disposition d'artistes, élèves et amateurs désireux d'apprendre, de s'améliorer, en copiant les grands maîtres. Une tradition dans la peinture, et une volonté jamais émoussée pour le Louvre de partager. La même possibilité est offerte au musée d'Orsay.

Ils sont cent-cinquante à deux-cents peintres autorisés chaque année à s'installer au Louvre pour réaliser une copie d'oeuvre de Maître. Une telle possibilité pourrait sembler étonnante, à nous qui sommes bercés de faits-divers et aventures sur fond de copies de tableaux vendus à prix d'or ou exposés à tort... En fait, ces copistes "accrédités" doivent accepter des règles très précises, pour éviter tout dérapage.

Ainsi, la taille du châssis de la future toile ne doit en aucun cas être identique à l'oeuvre originale. Ensuite, le peintre doit apposer sa propre signature sur la toile, avec la mention "d'après l'oeuvre de...". Enfin figurera aussi sur cette peinture le cachet du Louvre, et la signature d'un conservateur de l'établissement. Une fois toutes ces restrictions acceptées, le peintre pourra venir régulièrement entre 9 heures et midi au musée, pendant une durée de trois mois. Il se verra prêter chevalet et tabouret et pourra se mettre au travail.  

Quant à la valeur marchande de ces copies, les meilleurs peuvent en espérer tout au plus quelques centaines d'euros !

Le reportage de I. Beachler, A.jacquet, L. Saadi :