Mort de l'artiste autrichienne Maria Lassnig

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/05/2014 à 09H15
Maria Lassnig le 13 mars 2009 à Cologne, en Allemagne

Maria Lassnig le 13 mars 2009 à Cologne, en Allemagne

© Olivier Berg /DPA / AFP

L'artiste autrichienne Maria Lassnig, véritable référence dans le monde de l'art contemporain, s'est éteinte mardi à Vienne à l'âge de 94 ans, a annoncé mardi le quotidien autrichien "Der Standard" dans son édition de mercredi, une information confirmée par le directeur de l'Universalmuseums Joanneum de Graz, Peter Pakesch.

Née le 8 septembre 1919 à Kappel am Krappfeld en Carinthie, dans le sud de l'Autriche, Maria Lassnig est entrée à 22 ans à l'Académie des beaux-arts de Vienne. Elle a beaucoup voyagé ensuite, vivant à Paris où elle rencontra André Breton, Paul Celan ou encore Benjamin Péret, puis New York pour y travailler et exposer.

Ses oeuvres ont voyagé d'expositions en expositions, de Londres à Zurich, en passant par Hambourg ou New York. A Vienne, plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées, dont une en 2009 pour son 90e anniversaire au Musée d'art moderne Mumok.
Un visiteur observe le tableau "Le destructeur de monde" de Maria Lassnig, le 12 février 2009, lors d'une exposition à Vienne.

Un visiteur observe le tableau "Le destructeur de monde" de Maria Lassnig, le 12 février 2009, lors d'une exposition à Vienne.

© Dieter Nagl / AFP
Artiste engagée et féministe de la première heure
Artiste engagée et féministe de la première heure, Maria Lassnig a abordé des sujets comme l'enfant-soldat, la fin de vie avec "Hôpital" montrant la douleur des personnes âgées alitées, ou encore l'égalité homme-femme. Particulièrement attirée par l'autoportrait, elle ne s'est cependant jamais couchée seule sur la toile, mais accompagnée d'un oiseau, un chat ou un singe.

Dans son pays natal, Maria Lassnig a été la première femme détentrice, depuis 1980, d'une chaire de professeur à l'École d'art appliqué de Vienne.

L'artiste a été récompensée à de très nombreuses reprises, notamment du Prix Oskar Kokoschka ou le prix Roswitha Haftmann (Suisse). En 2003, elle a représenté l'Autriche à la première Biennale artistique de Pékin. Lors de la Biennale de Venise en 2013, elle a reçu un Lion d'Or pour l'ensemble de son oeuvre.