Mario Prassinos et ses 11 Peintures du supplice à la Chaise-Dieu

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 29/08/2016 à 15H27
Les 11 Peintures du supplice sont exposés dans l'Abbatiale Saint-Robert.

Les 11 Peintures du supplice sont exposés dans l'Abbatiale Saint-Robert.

© capture d'écran France 3 / Culturebox

Le festival de la Chaise-Dieu, c’est de la musique classique mais également des expositions, comme celle de Picasso en 1981 et 1985. À l’occasion des 50 ans de sa création, la Chaise-Dieu renoue avec l’art pictural grâce à l’exposition "Histoire et créations", réunissant 11 œuvres de Mario Prassinos, à voir jusqu’au 18 septembre.

Au cours des derniers mois de sa vie en 1985, Mario Prassinos a peint une série de 11 toiles intitulée "Peintures du supplice". L’exposition "Histoire et créations" de la Chaise-Dieu rend hommage à l’artiste d’origine turque, qui aurait eu 100 ans en 2016. Un anniversaire en adéquation avec les 50 ans du festival de la Chaise-Dieu, pour cet artiste naturalisé français en 1949 et appartenant au mouvement non-figuratif du 20ème siècle.
Avant de mourir, Mario Prassinos a fait don d’une synthèse de ses œuvres à l’Etat français, une collection confiée à la FMP de Saint-Rémy-de-Provence. 

Reportage : E. Brot-Monnier / L. Couvrand / S. Gastaud / A. Desprès

 

Une dimension spirituelle

Les Peintures du supplice sont destinées à l’époque aux murs de la Chapelle Notre-Dame de Pitié de Saint-Rémy-de-Provence. Ces 11 huiles sur papier de grandes tailles sont en noir et blanc, et représentent pour la plupart des arbres et des personnes crucifiées, dans une dimension plus spirituelle que religieuse. "Mario Prassinos était agnostique donc ce n’était pas un message religieux mais plutôt spirituel contre la torture dans le monde et contre la violence humaine", explique la guide bénévole Anne Marie Giblin. La violence faite au Christ selon les Saintes Ecritures, a obsédé l’artiste à tel point qu’il a reproduit par exemple une crucifixion fictive, représentée par l’enchevêtrement des branches. L’arbre, c’est aussi ce que Mario Prassinos trouvait de plus représentatif pour l’humanité selon la guide. "C’est quelque chose pour lui de fondamental. C’est la plus belle image de l’humanité qui peut être représentée également par les racines, le tronc et les feuillages".

Les 11 Peintures du supplice de l’exposition "Histoire et créations" sont à découvrir à la Chaise-Dieu jusqu’au 18 septembre.