Les Lyonnais rencontrent l'Orient au Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 08/01/2014 à 14H41
Jules Migonney, Le Bain maure, 1911, Huile sur toile, 104 x 188 cm. 

Jules Migonney, Le Bain maure, 1911, Huile sur toile, 104 x 188 cm. 

© Bourg-en-Bresse, musée du monastère royal de Brou.

Orientalisme, sensualité, exotisme, couleurs chaleureuses, le musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône accueille depuis cet automne une exposition consacrée aux peintres de l'école lyonnaise inspirés par l'Orient. A voir jusqu'au 9 février 2014.

Femmes aux formes voluptueuses, odalisques, lumière éclatante, carnets de voyages ou simple fantasme du lointain, les oeuvres présentées au musée Paul Dini constituent à la fois une collection d'oeuvres imaginaires et un travail documentaire conséquent du début du XIXe siècle.
Reportage : J. Perrier, JP. Savart, L. Marion
Cette période coïncide avec l'ouverture de Lyon sur la Méditerranée, dans un premier temps puis sur tout l'Orient via l'antique "Route de la Soie".

Les échanges commerciaux entre le vieux continent et l'Extrême-Orient augmentent. Cette ampleur commerciale gagne peu à peu tous les milieux, y compris le domaine artistique. Fascinés, les intellectuels et artistes lyonnais s'embarquent avec leurs carnets ou leur chevalet sur les bateaux et partent à la découverte de cet ailleurs. 

Ainsi que l’écrit Victor Hugo dans Les Orientales, le monde islamique est "pour les intelligences autant que pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale". Dans un premier temps, les artistes se limitent au bassin méditerranéen, puis la curiosité les gagne et les voyages se font de plus en plus lointains, jusqu'en Chine. Les peintres orientalistes se font alors chroniqueurs d'une autre réalité qu'ils ignoraient. Certains s'attachent essentiellement  à la sensualité des Odalisques qui posent dans les bains turcs mais d'autres comme Marie Caire-Tonoir rapportent une réalité bien plus dure.
 “Femme de Biskra”, Marie Caire-Tonoir

 “Femme de Biskra”, Marie Caire-Tonoir

© DR
Pour d'autres encore le voyage se fait uniquement dans la tête et dans l'imaginaire. L'Orient prend alors la forme d'un paysage pittoresque à les couleurs se parent de rêves et de fantasmes. 

Toutes ces oeuvres sont à découvrir au Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône jusqu'au 09 février 2014