Les années parisiennes de Kandinsky au musée de Grenoble

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/10/2016 à 17H56
Un visiteur passe devant le tableau "Composition IX" que Kandinsky a peint en 1936, à la veille de l'ouverture de l'exposition sur les années parisiennes de Kandinsky, au musée de Grenoble (28 octobre 2016)

Un visiteur passe devant le tableau "Composition IX" que Kandinsky a peint en 1936, à la veille de l'ouverture de l'exposition sur les années parisiennes de Kandinsky, au musée de Grenoble (28 octobre 2016)

© Jean-Pierre Clatot / AFP

Les œuvres parisiennes de Vassily Kandinsky (1866-1944), composées durant la dernière décennie de sa vie, sont exposées au musée de Grenoble depuis samedi 29 octobre, dans un cheminement de compositions biomorphiques et de peintures cosmiques.

Programmée du 29 octobre 2016 au 29 janvier 2017, l'exposition au musée de Grenoble s'inscrit dans la commémoration des 40 ans du Centre Pompidou, qui a prêté de nombreuses oeuvres pour l'occasion.

Reportage : France 3 Rhône-Alpes / I. Colbrant / Y. Glo / P. Caillat

Une période parisienne "un peu mise de côté" par les historiens

La période parisienne du peintre d'origine russe "est toujours un peu mise de côté par les historiens, qui la considèrent comme moins flamboyante, moins cohérente, moins riche" que celle du Bauhaus, souligne Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble. "Nous avons voulu montrer que c'était au contraire une période tout aussi riche que les précédentes", a-t-il souligné au cours d'une visite de presse.

Un visiteur contemple le tableau "Trente" de Vassily Kandinsky, au musée de Grenoble (28 octobre 2016)

Un visiteur contemple le tableau "Trente" de Vassily Kandinsky, au musée de Grenoble (28 octobre 2016)

© Jean-Pierre Clatot / AFP

Kandinsky se réfugie à Neuilly-sur-Seine en décembre 1933 après la fermeture par les nazis de l'école du Bauhaus, où il enseignait depuis 1922. Sa dernière œuvre réalisée en Allemagne, "Développement en brun", est encore dominée par les formes géométriques, qui laisseront peu à peu la place à des motifs inspirés de la biologie cellulaire.

"Plus de courbes et de formes libres"

Peu à peu, apparaissent "beaucoup plus de courbes et de formes libres. Un vrai tournant a lieu avec son arrivée à Paris", souligne Guy Tosatto. L'exposition retrace cette période, dite de la "grande synthèse", à travers un cheminement chronologique mêlant aquarelles, peintures aux douces couleurs et éléments biographiques de l'inventeur de l'art abstrait. Passionné de botanique et d'embryologie, le peintre explore autant l'univers microscopique des cellules que l'infini de la voie lactée avec ses peintures "cosmiques".

Comme Braque, Kandinsky met du sable dans ses huiles et certaines de ses aquarelles évoquent le travail de Miró. Durant la guerre, les toiles se font rares. Kandinsky peint sur des cartons et autres supports de fortune. Il s'éteint en décembre 1944, quelques mois après la libération de Paris, à l'âge de 78 ans.

Kandinsky. Les années parisiennes (1933-1944) : vidéo teaser