Le Grenier Picasso des Grands-Augustins classé monument historique

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/05/2014 à 20H20
L'atelier des Grands-Augustins où Picasso a peint "Guernica"

L'atelier des Grands-Augustins où Picasso a peint "Guernica"

© VINCENT WARTNER/20 Minute/SIPA

L'atelier de Pablo Picasso situé rue des Grands Augustins à Paris 6e a été classé mardi monument historique par la Commission régionale du patrimoine et des sites, a annoncé le ministère de la Culture.

Cette commission, qui s'est réunie sous la présidence du préfet de la région Ile-de-France, Jean Daubigny, s'est prononcée "à l'unanimité des votants" (deux abstentions et aucun vote contre) pour cette inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments historiques, a indiqué Jean Pierre Lecoq, maire du 6ème arrondissement.

Sont concernées les façades de l'Hôtel du 5-7 rue des Grands Augustins et les deux derniers étages où vivait Picasso et où il a peint le célèbre tableau "Guernica", a-t-il précisé.
 
La ministre Aurélie Filippetti s'est félicitée de cette nouvelle sur Twitter. Elle avait demandé le 7 mai aux représentants du ministère siégeant au sein de la commission régionale d'exprimer un vote favorable à cette inscription.
Une pétition demandait son classement
De son côté, le maire du 6e Jean-Pierre Lecoq s'est félicité dans un communiqué "de l'issue heureuse qui n'empêche en aucune façon une autre utilisation ou une autre affectation de l'immeuble".
 
L'immeuble appartient à la Chambre des huissiers de Paris. Le Comité national pour l'éducation artistique (CNEA) qui occupait à titre gracieux le dernier étage, le "Grenier Picasso", en a été expulsé cet automne. 
 
Une pétition en faveur de ce classement avait été lancée mi-avril par le CNEA qui craignait que l'atelier ne soit transformé en résidence hôtelière. Postée sur le site Opinion Internationale, elle a recueilli plus de 1.000 signatures dont celles de nombreuses personnalités.
 
Le réalisateur espagnol Carlos Saura, le comédien Pierre Arditi, le président de l'Institut du Monde arabe Jack Lang ont notamment signé cette pétition en forme de lettre ouverte adressée au Premier ministre Manuel Valls et à la maire de Paris Anne Hidalgo.