Landerneau : Joan Miro entre onirisme et étrangeté

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/07/2013 à 16H19
Sculptures de Joan Miro à La Défense (Paris)

Sculptures de Joan Miro à La Défense (Paris)

© CALLE MONTES / PHOTONONSTOP

Vous avez déjà mangé des arlequins quand vous étiez petits ? Joan Miro, l'un des plus grands génies artistiques du XXe siècle avec Picasso, nous redonne l'impression de manger ces petits bonbons bariolés et acidulés qui portent en eux ces vieux souvenirs d'enfance. C'est à Landernau dans le Finistère, loin de la capitale, que près de 500 oeuvres de l'artiste sont exposées jusqu'au 3 novembre.

Avant le 50e anniversaire que s’apprête à célébrer la Fondation Marguerite et Aimé Maeght en 2014, celle-ci s’associe au Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour rendre hommage à Joan Miró à l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance. L'exposition "Joan Miro, l'arlequin artificier" s'attache à reconstituer l'univers foisonnant de la seconde partie de la carrière de l'ariste catalan, de 1930 à sa mort en 1983.

Entre abstraction et surréalisme, laissez vous embarquer dans un feu d'artifice de couleurs et de formes, dont l'onirisme agit comme un antidote à la morosité du monde. Miro, c'est cet univers à la fois étrange et familier, parfois à la limite de l'art naïf, qui nous dévoile avec poésie ce qui pourrait se passer à l'intérieur de notre subconscient. Entre émerveillement et inquiétude, un voyage rare et bouleversant à entreprendre d'urgence.

Reportage de C. Airaud, T. Breton, M-L. Laboiry
A partir de 1930, l'artiste s'installe à Paris et romp définitivement avec le réalisme. Il souhaite en finir avec les méthodes conventionnelles de la peinture, « les tuer, les assassiner ou les violer » et devient l'un des principaux chefs de file du mouvement surréaliste. Il faudra néanmoins attendre 1945 pour voir Miro développer d'autres moyens d'expressions artistiques comme la sculpture, la céramique (comme Picasso) et la gravure. Un parcours d'une incroyable richesse créatrice à découvrir jusqu'au 3 novembre 2013.

"Joan Miro - L'arlequin artificier"
Centre d’art du Fonds Hélène & Édouard Leclerc
Couvent des Capucins de Landerneau