La mort du peintre Jean Rustin

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/12/2013 à 20H02
Un tableau de Jean Rustin.

Un tableau de Jean Rustin.

© Jean Rustin

Le peintre Jean Rustin, dont l'oeuvre puissante avait évolué de l'abstraction lyrique à une figuration sombre, est décédé mardi à Paris à l'âge de 85 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé jeudi la Fondation Rustin.

Né le 3 mars 1928 à Montigny-lès-Metz (Moselle), Jean Rustin est le cadet d'une famille de cinq enfants.En 1939, sa famille se réfugie dans le Berry puis à Poitiers où il commence ses études secondaires. En 1944, il regagne Metz, passe son bac et peint ses premières toiles. Arrivé à Paris à 19 ans, il s'inscrit aux Beaux-Arts, dans l'atelier d'Untsteller. En 1949, il épouse Elsa, dont il aura deux fils, François et Pierre.
Ses débuts sont influencés par le non-figuratif. Il passe ensuite à une peinture abstraite lyrique et très colorée. Puis, en 1971, une rétrospective d'une centaine de ses toiles au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris marque un tournant dans sa carrière. Il juge ses toiles "trop belles" et décide de rompre avec son style passé et d'inventer dans son atelier de Bagnolet une peinture "tout à fait personnelle".

A partir de cette nouvelle période  artistique, son oeuvre tend vers la figuration. Le corps s'impose alors et jusqu'à la fin de sa vie comme seul sujet, dans un univers sombre et torturé.
En 1982, une autre rétrospective de son oeuvre organisée par Evelyne Artaud à Créteil est en partie censurée pour pornographie. Ces quinze dernières années, plus de cinquante expositions de ses toiles ont eu lieu en France et en Europe, dont une en 2001 à La Halle Saint Pierre à Paris.

La Fondation Rustin ouvrira en 2014 un espace d'exposition permanent à Anvers, en Belgique. 
 
Les obsèques de Jean Rustin se dérouleront le 10 janvier au cimetière du Père Lachaise, à Paris.