La Grande Guerre obsède un professeur d'histoire qui en peint l'horreur

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 23/10/2015 à 08H29
Détail d'une toile de Philippe Bouillaguet

Détail d'une toile de Philippe Bouillaguet

© France 3 / Culturebox

Dans la Loire, le musée d'Histoire de la Grande Guerre d'Estivareilles propose jusqu'à la fin novembre 2015 "Un cri, la grande guerre sans fin!", une exposition des tableaux peints par un professeur d'histoire. Sans véritable formation, Philippe Bouillaguet peint ce qu'il ressent. Ses tableaux tourmentés illustrent l'horreur à l'état pur qu'ont connue les combattants du premier conflit mondial.

Comme Picasso en son temps poussa son propre cri contre la guerre en peignant le gigantesque "Guernica", Philippe Bouillaguet, professeur d'histoire, n'en finit pas de hurler contre la boucherie qu'a vécue l'Europe il y a maintenant un siècle. Ses tableaux sont remplis de terreur et de souffrance. S'il n'a évidemment pas connu les champs de bataille, un de ses grands-pères a cependant combattu, poilu parmi des milliers d'autres.
C'est un tumulte sanglant qui jaillit du pinceau de Philippe Bouillaguet. Il se lance dans la peinture sans croquis préalable, sans esquisse, il peint avec ses tripes, cet organe de la peur qui a tordu d'angoisse le quotidien des soldats, dans l'eau et la boue, gelant dans les tranchées ou brûlant en plein soleil. C'est cette guerre terrible qui, cent ans plus tard, continue de dévorer l'obsession de ce professeur. Il peint pour s'en débarrasser mais ajoute à chaque tableau une couche de terreur à son oeuvre.

Reportage : G. Rivollier / M. Julliand / S. Salmon
"Un cri, la grande guerre sans fin!"
Musée d'Histoire de la Grande Guerre d'Estivareilles (Loire)
Jusqu'à fin novembre 2015