La fresque de l'Apocalypse fait polémique à Saint-Emilion

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 20/08/2015 à 15H53
Fragment de la fresque de Saint-Emilion

Fragment de la fresque de Saint-Emilion

© France 3 / Culturebox

A Saint-Emilion, certains voient rouge depuis quelques jours ! Le curé de la paroisse a commandé au peintre bordelais François Peltier une fresque sur l'Apocalypse pour l'installer sur les murs du cloître la Collégiale. Ce n'est pas tant l'oeuvre qui crée polémique que son coût final : 450 000 euros. La mairie ne veut pas payer. Il faudra faire appel à de généreux mécènes.

Pour un peu, on se croirait dans un Don Camillo ! L'abbé Emeric de Rozières, curé de Saint-Emilion en avait assez de voir les magnifiques murs du cloître de la collégiale vides. Certes l'édifice est beau par lui-même mais il manquait une... touche personnelle.
Il a eu une vision et l'idée de commander à l'artiste peintre bordelais François Peltier une oeuvre qui pourrait habiller ces murs. C'est le thème de l'Apocalypse qui a été choisi.

A ce prix on peut voir plus grand !

François Peltier a réalisé une fresque provisoire de 40 mètres de long sur des plaques de bois. Elle fait déjà le bonheur des touristes et des fidèles. Mais les deux hommes ne pensaient pas qu'Apocalypse allait rimer avec polémique. 

Il faut dire que la version définitive de la fresque ajoutée à la communication prévue fait monter la facture à 450 000 euros. Certains s'en étranglent arguant que pour ce prix on "pourrait contacter des artistes de renomée mondiale" (sic). 

Le maire, de son côté ne veut pas mettre la main à la poche. Pour que l'oeuvre devienne pérenne, il faudra donc faire appel à de généreux mécènes. 

Reportage: Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine, Eric Delwarde, Karine Durandet


François Peltier s'est fait connaître en 1997 par une exposition-concept intitulée "L'Arche", un ensemble de 35 tableaux peints sur planches de peuplier. Un concept qui deviendra sa "marque de fabrique". 

Ce n'est pas la première fois que François Peltier est inspiré par les textes religieux. En 2009, il a "mis en couleurs" l'église de Bias dans le Lot-et-Garonne avant d'y réaliser le "Chemin de croix" qui a inspiré à l'Abbé Emeric de Rozières sa commande qui fait tant parler.