La France va-t-elle récupérer "Le chêne de Flagey" de Courbet ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/10/2012 à 12H24
Le chêne de Flagey

Le chêne de Flagey

© DR

Le chêne de Flagey est une toile majeure de Gustave Courbet. Quelques privilégiés ont pu la voir de près au Sénat hier. Privilégiés car l'oeuvre appartient à un collectionneur japonais qui en veut 4 millions d'Euros. Le musée d'Ornans, berceau de Courbet aimerait bien pouvoir compter cette oeuvre dans ses collections. Le monde politique et économique se mobilise.

Beaucoup voient dans le Chêne de Flagey l'autoportrait détourné d'un peintre réputé égocentrique. Pour d'autres,  sous-titrée Le Chêne de Vercingétorix, camp de César près d’Alésia, Franche-Comté, la toile serait « une allégorie de l’artiste en champion du régionalisme ».

La dernière fois que la toile a pu être admirée en France c'était lors de la grande rétrospective Courbet du Grand Palais à Paris (octobre 2007 – janvier 2008). L'homme d’affaires et collectionneur japonais Michimasa Murauchi. l’avait acquise pour 462 000 dollars, en 1987, lors de sa vente chez Sotheby’s NewYork. A l'époque l'Etat français ne s'était pas porté acquéreur.

Sur les 4 millions d'euros nécessaires à l'achat du Chêne de Flagey, 2,5 millions ont déjà été trouvés. Encore un petit effort. La défiscalisation à 90% devrait encourager les mécènes.